Ce mercredi 7 octobre, trois adolescents ont été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête conduite suite à l’agression, vendredi, du commandant des renseignements territoriaux du Territoire de Belfort, à proximité du lycée Courbet.
Ce jeudi soir, le procureur de la République de Belfort, Paul Edouard Lallois, annonce dans un communiqué que ces trois mineurs « ont été, à l’issue de leur garde-à-vue, mis en examen par le juge d’instruction pour l’infraction de violences commises lors d’une manifestation sur la voie publique sur un fonctionnaire de la police nationale, ayant entraîné une incapacité totale de travail n’excédant pas 8 jours, aggravées par les circonstances que les faits ont été commis en réunion et par personnes dissimulant volontairement en tout ou partie leur visage ». Un délit passible de 10 ans d’emprisonnement, précise le procureur.
L’un de ces adolescents est âgé de 16 ans et les deux autres de 17 ans, selon les informations données par le procureur. Il sont tous lycéens scolarisés à Belfort, sans aucun antécédent judiciaire, tout comme les deux premiers adolescents mis en examen ce dimanche 4 octobre 2026.
Placés sous contrôle judiciaire
« Au cours de leur garde-à-vue, tous trois, assistés d’un avocat, ont reconnu, pour deux d’entre-eux, avoir participé aux violences commises sur le commandant de police, indique le procureur. L’un, âgé de 17 ans, est l’individu identifié comme portant le premier coup au commandant de police, faisant chuter ce dernier, puis portant trois coups de poing à la tête du policier une fois ce dernier à terre. Il a reconnu avoir commis ces violences tout en affirmant qu’il ignorait qu’il s’agissait d’un policier. Le mineur âgé de 16 ans a été identifié pour avoir porté un coup de pied à la tête du policier lorsque ce dernier était au sol, fait qu’il a reconnu en précisant qu’il avait compris que l’homme était un policier « quand il a sorti une gazeuse », soit avant la survenue du premier coup porté à la victime). L’autre mineur âgé de 17 ans a été identifié comme s’étant saisi d’une bombe lacrymogène qui était au sol et en ayant fait usage, l’exploitation des vidéos ayant permis de constater que ce jet de gaz lacrymogène avait été fait en direction du policier à terre à la fin de la scène de violences. Ce mineur a reconnu avoir fait usage de cette bombe lacrymogène en appuyant « mais sans direction précise » et avoir « dû le toucher » en parlant du policier à terre, tout en ajoutant : « mais mon intention n’était pas de le faire. Il était déjà au sol, inconscient ». Enfin, ce mineur a confirmé qu’il se doutait, avant la survenue des violences, que l’homme était un policier car « il était en train d’embarquer quelqu’un ».
Ces trois adolescents ont été placés sous contrôle judiciaire avec notamment une obligation de couvre-feu, l’interdiction de se rendre aux abords d’un établissement scolaire, à l’exception de celui où ils sont respectivement scolarisés, l’interdiction de participer à toute manifestation, de porter une arme, etc.
Selon le procureur de Belfort, les investigations se poursuivent.