Chaque commune de France a, au minimum, un correspondant défense. Ce rôle, obligatoire au sein d’une municipalité, peut être confié au maire, à un adjoint ou plus largement à un conseiller municipal. Ses missions ne sont pas forcément connues de tous et parfois même par les référents eux-mêmes. C’est pour cela que ce jeudi 8 octobre, la délégation militaire départementale de Belfort a organisé une séance de formation (lire notre article).
Devant la quarantaine de correspondants défense, un instructeur leur liste les différents moyens de rentrer dans la défense. Les avantages, les inconvénients, l’âge minimum pour postuler, les lieux de formations… tout est passé au crible. Les correspondants doivent connaître un maximum d’informations sur le sujet. « Leur premier rôle est l’information à la population », apprend le lieutenant-colonel Bernard Combot, délégué militaire départemental adjoint. Les élus doivent être capables de répondre aux interrogations de leurs habitants. « Quelles sont les forces armées du département, comment est-ce que l’on peut s’engager », liste le lieutenant-colonel en exemple. Les référents ont également la mission d’informer sur le parcours citoyen comme par exemple le recensement des jeunes ou la journée de défense citoyenne (JDC).
Un travail de devoir de mémoire
« Il y a aussi tout ce qui est devoir de mémoire », poursuit le lieutenant-colonel Bernard Combot. Les représentants défense doivent veiller à l’entretien des tombes des soldats aux morts, des nécropoles ou encore des monuments aux morts. Ils apprennent également comment bien organiser des cérémonies officielles, puisque comme le lieutenant-colonel le rappelle, il y a un protocole à respecter.
Durant la formation de ce jeudi, une trentaine de communes est représentée sur la centaine du département. Un chiffre plus élevé que dans d’autres territoires. « C’est un département que je qualifierais de discipliné et attaché à ses traditions », observe le lieutenant-colonel.
Aider les jeunes à s’engager
Cette formation permet de faire connaître ce rôle aux personnes fraîchement élues aux élections municipales de mars. C’est le cas de Colette : « Pour moi c’est une première et c’est vraiment intéressant. Je ne pensais pas avoir une aussi bonne formation pour transmettre à nos jeunes. » D’autres sont référents depuis déjà quelques années. Yves, élu Grandvillars n’est pas totalement perdu durant la formation. Et cela pour deux raisons : cela fait deux mandats qu’il est correspondant défense, mais surtout c’est un ancien militaire. « J’ai déjà des connaissances, mais ça permet de réactualiser. »
Pour les accompagner au mieux dans ce rôle, le lieutenant-colonel Bernard Combos a édité un mémento. « Ce n’est pas leur métier principal, les personnes peuvent se retrouver un peu perdues. » Avec ces fiches pratiques et cette formation, les représentants défense semblent opérationnels.