11 h 20.- Les lycéens sont arrivés devant la préfecture du Territoire de Belfort. Ils constituent, avec des professeurs de chaque lycées, une délégation, afin d’être reçus à la préfecture
11 h.- Les lycéens sont partis de la Maison du peuple à Belfort et se dirigent vers la préfecture. Ils sont place Corbis. Ils ont été rejoints par de nombreux manifestants non lycéens. La déambulation se déroule dans le calme. « On est jeunes déter (déterminés, NDLR) et révolutionnaires », entonnent-ils tous ensemble.
9 h 30.- Les lycéens du Courbet forment un cortège et partent rejoindre la Maison du Peuple.
8 h 15.- Certains des professeurs du lycée Courbet étaient présents devant l’établissement pour soutenir les élèves. C’est le cas de Caroline, professeure d’histoire-géographie, une pancarte « On veut surveiller le bac, pas la BAC ». Elle observe les mêmes revendications que ses élèves. « Les élèves ont cours de 8 h à 18 h tous les jours. Quand on les as en cours de 17 h à 18 h c’est compliqué. » Des heures de cours d’autant plus insupportables par temps de canicule. Les baies vitrées du lycée laissent entrer la chaleur dans les classes. « On devrait avoir moins d’élèves par classe », ajoute la professeure d’histoire-géographie. Elle dénonce également plus de moyens, notamment pour les activités culturelles. « Le pass culture a été supprimé, on ne peut même plus sortir les élèves. »
Des syndicats étaient également présents lors de la mobilisation de ce matin. À la fois pour montrer leur soutien mais aussi assurer la sécurité des jeunes. « On pourrait faire barrage si jamais la police les recharge, comme on voit dans certaines villes », indique Juliette, membre de la CGT. « Le but c’est de ne pas les laisser seuls parce que leurs revendications sont légitimes », confirme Benoît Guyon, représentant syndical Snes-FSU. La FCPE, l’association de parents d’élèves, est également présente. « Nous avons un rôle d’observateur », fait savoir Sandrine Claude, présidente de l’association.
8 h.- La sonnerie du lycée Courbet vient de retentir, des élèves entrent dans l’établissement mais une centaine d’autres reste devant le parvis. Pancarte à la main, ils continuent la mobilisation commencée le mardi 29 septembre (lire notre article). « Nous attendons quelque chose de concret », demande une lycéenne représentante du Mouvement national lycéen 90 (MNL). « On ne nous écoute jamais », confirme sa camarade, représentante de l’Union syndicale lycéenne 90 (USL). Quelques pétards retentissent, mais ce qu’il se fait le plus entendre est la musique provenant d’une enceinte.
« On veut la suppression de Parcoursup », explique la représentante MNL. La plateforme d’admission en étude supérieure ne juge pas les élèves de manière égalitaire. « Nous sommes 30,35 par classe, c’est insupportable », ajoute la lycéenne. La représentante USL 90, a fait le calcul, durant un cours de 50 minutes, dans une classe de 35 élèves, un professeur a environ 1 minute a accordé pour chaque élève. « Ce n’est pas assez », s’insurge la lycéenne. Les deux lycéennes déplorent également la qualité de l’établissement scolaire. « Les locaux sont insalubres, c’est intenable », regrette la représentante USL 90. Dans la ligne de mire : de la moisissure dans des salles ou encore des fuites d’eau dans le gymnase (lire notre article).
« Nous avons trop de cours dans la journée », explique Marie, lycéenne en première. « Il y a aussi la queue à la cantine, nous n’avons pas le temps de manger », ajoute-t-elle. Marie et sa camarade Soelie, toutes les deux en première, dénoncent un manque de personnel. Depuis la rentrée, il n’y a pas d’infirmière scolaire dans le lycée. Conséquence directe pour les élèves : « On ne peut pas mettre en place des PAP (Plan d’accompagnement personnalisé, NDLR) ou des PAI (Projet d’accueil individualisé, NDLR)», s’indigne la représentante MNL. « On attend que (nos revendications, NDLR) soient montées au niveau national », s’impatientent les représentants.
Les deux lycéennes représentantes MNL et USL dénoncent aussi la violence de la part des forces de l’ordre. « Il y a une partie de la violence qui est disproportionnée. Ils se prennent des cailloux sur leur bouclier et ils nous balancent des lacrymos. »