Il aura fallu une loi pour que la parité devienne une réalité (ou peu s’en faut) au sein des conseils municipaux de la région : depuis le scrutin de mars 2026 la loi impose la parité des listes dans toutes les communes, y compris les plus petites.
L’effet est mécanique. Selon une étude de l’Insee Bourgogne-Franche-Comté, 48 % des élus municipaux sont désormais des femmes, soit 10 points de plus qu’auparavant. Ainsi 5 000 femmes supplémentaires ont été élues au sein des conseils municipaux de la région. Et sur les 4 673 listes présentées aux élections municipales dans la région, 27 % étaient conduites par une femme.
« La part de femmes dans les conseils municipaux est désormais proche de la moyenne régionale dans tous les départements de la région, y compris en Haute-Saône, dans le Jura et en Côte-d’Or, où la parité était jusqu’alors en retrait du fait de la forte part de petites communes », relève l’Insee.
« Un plafond de verre »
Mais les effets de la loi ne vont pas jusqu’à favoriser l’accession des femmes à la fonction de maire : « 23 % des maires seulement sont des femmes, une part qui progresse à peine (+2 points) », regrette l’Insee, qui évoque « un plafond de verre ». De même, les femmes n’occupent que 36 % des postes de premiers adjoints, un chiffre en hausse de 6 points par rapport à la mandature précédente.
Parallèlement, les retraités sont les plus représentés au sein des conseils municipaux: « Le profil socioprofessionnel des élus municipaux a peu évolué par rapport à la précédente mandature. Au sein de l’ensemble des conseils municipaux, la part des cadres est passée de 17 à 19 % en un an. Inversement, celle des ouvriers a baissé de 2 points. Les retraités demeurent la catégorie la plus représentée (38 %). Les maires présentent un profil comparable : 38 % d’entre eux », indique l’Insee.
Quant à l’offre électorale elle croît avec la taille des communes : dans les petites communes, il n’y a souvent qu’une seule liste. « Dans plus de 2 800 communes, une seule liste candidate a été proposée, soit plus des trois quarts des communes de la région. Dans le Doubs, la Haute-Saône et le Jura, c’est même plus de 80 % des communes qui étaient concernées. L’offre électorale était particulièrement limitée dans les petites communes : 1,2 liste en moyenne, sachant que 81 % de ces communes n’ont proposé qu’une seule liste », indique l’Insee.
On passe à 2,4 listes pour celles entre 5 000 et 10 000, et 4,8 pour les communes de plus de 10 000 habitants.
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