Le remplacement des enseignants est-il satisfaisant ?
Lors de sa conférence de presse de rentrée, le recteur de l’académie de Besançon, Pierre Moya, a évoqué l’importance d’assurer le remplacement des enseignants absents, question souvent soulevée par les parents d’élèves.
Dans le Territoire de Belfort, le directeur académique des services de l’éducation nationale (DASEN) du Territoire de Belfort, Jacques-Emmanuel Daugé, explique que l’année 2024-2025 s’est relativement bien déroulée dans le premier degré. A l’exception des mois de janvier et février, où les absences pour maladies connaissent un pic. La brigade de remplaçants a été portée de 54 à 60 enseignants.
La situation semble plus complexe dans le second degré. Si les absences de longue durée ont pu être compensée à 95 %, selon ses chiffres, les absences de courte durée n’ont pu être remplacées que dans 10 à 12 % des cas. Jean-Jacques Daugé avance des pistes technologiques pour tenter de remédier à ces situations. Par exemple le recours à des cours à distance double : le cours d’un professeur dans un établissement est suivi en visio par une autre classe d’un autre site. Cette solution est envisagée par exemple pour des cours de philo, dans la mesure où les profs de philo ne sont pas nombreux, donc les remplacements particulièrement complexes. Autre hypothèse : les cours numériques interactif, par exemple avec des supports proposés par le CNED (centre national d’enseignement à distance).
Comment sont accueillis les enfants handicapés ?
Dans le Territoire de Belfort, l’Education nationale recense 675 élèves (donnée de juillet 2026) handicapés accueillis dans les établissements scolaires du département. Ce chiffre est en hausse de 5 % depuis 2023. Cette augmentation est en grande partie attribuée à une plus grande précocité des diagnostiques (notamment les différentes formes d’autisme, les troubles « dys », les déficits attentionnels). 268 élèves en situation de handicap (chiffre de juillet 2026 également) sont accueillis en classe Ulis. Dans le premier degré, onze classes Ulis sont réparties dans le département, et treize dans le second degré, dont une ouverture au collège Jules-Ferry de Delle. 11 collèges sur treize disposent d’une classe Ulis ; les deux autres (Signoret à Belfort, et Rougemont-le-Château) disposent d’un autre dispositif.
247 élèves bénéficiaient d’une notification d’accompagnement par une AESH (Accompagnant des élèves en situation de handicap). Selon Nadine Naas, inspectrice en charge des questions de handicap, Il sera possible d’absorber de nouvelles notifications jusqu’en mars. Les notifications qui interviendront ensuite seront prise en compte pour la rentrée de septembre 2027.
Les écoliers apprennent-ils à nager ?
Les noyades ont fait la une cet été en raison de baignades plus nombreuses liées à la canicule. Dans le Territoire de Belfort, tous les élèves de CM1 bénéficient d’une initiation à la natation (« cycles de préparation au savoir-nager », dans le jargon de l’Education nationale).
Depuis juin 2021, tous les élèves de grande section de maternelle et de CP ont des séances d’ « aisance aquatique ». 80 enseignants ont été formés pour cela. Au CE1 et CM, ils suivent un « cycle de natation : 2 séances par semaine dans les piscines de Delle et Etueffont ; 1 séances dans les piscines de Belfort.
Les taux de réussite aux épreuves du « savoir nager « vont de 75 à 90 % selon les écoles.
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