Le prévenu mis en cause dans la course poursuite datant du 29 juillet à Grandvillars devait être jugé ce mardi en comparution immédiate (lire notre article). Ce ne fut finalement pas le cas. « Il a fait parvenir hier, depuis la maison d’arrêt, une désignation de nouvel avocat. Dans ce cas-là, il appartient au nouvel avocat de se manifester auprès de nous. Sauf qu’aucun avocat ne s’est manifesté », relate Paul-Édouard Lallois, procureur de la République de Montbéliard.
Ainsi, le prévenu, qui a fini sa course poursuite dans une voiture de police, est arrivé au tribunal de Montbéliard sans avocat au procès. Cependant, lors d’une comparution immédiate, le prévenu doit obligatoirement être accompagné d’un avocat. Impossible donc de le juger ce mardi.
Défavorablement connu des services de police
« Il sera jugé, avec ou sans avocat puisque lors d’un renvoi l’avocat n’est plus obligatoire, le 15 septembre », annonce le procureur de la République. En attendant son procès, celui qui est déjà défavorablement connu des services de police pour des faits liés au trafic de drogue, est maintenu en détention provisoire. Pour rappel, il est poursuivi pour refus d’obtempérer et pour violence avec arme sur fonctionnaires de police, considérant que le véhicule est une arme « par destination ». Il encourt jusqu’à 10 ans d’emprisonnement.
