En s’appuyant sur « l’expertise industrielle, les capacités d’assemblage et le savoir-faire de Forvia », cette collaboration « vise à contribuer au renforcement de la base industrielle de défense européenne et de sa capacité à répondre rapidement aux besoins de production », indique un communiqué de l’équipementier diffusé lundi soir. Le nom de son partenaire n’a pas été dévoilé. Forvia a simplement indiqué qu’il s’agissait d’une « entreprise européenne pionnière des technologies de défense, spécialisée dans la défense aérienne et les systèmes de lutte anti-drones fondés sur l’intelligence artificielle ».
Selon le directeur général de Forvia, Martin Fischer, cité dans les Echos, les modèles de drones seront produits en France et en Allemagne, à raison initialement de 500 drones intercepteurs par mois, « avec pour objectif de porter les capacités de production à 1 000 unités par mois » indique le communiqué. Face à la morosité du marché européen, et pour occuper leurs usines, d’autres équipementiers automobiles ont déjà amorcé un virage vers l’industrie de défense, notamment dans le domaine des drones.
Forvia travaillerait avec Hella
Valeo a annoncé la semaine dernière qu’il allait produire à partir de 2027 dans un de ses sites français un moteur électrique sans terres rares critiques pour les drones de la startup française Harmattan AI. Forvia fournit déjà des solutions d’éclairage et des systèmes électroniques pour des applications militaires et de sécurité via sa filiale Hella. La société estime que ses technologies « éprouvées » allant des radars aux solutions de gestion de l’énergie peuvent « être adaptées aux exigences spécifiques » de la défense.
Parallèlement, l’équipementier a publié un autre communiqué indiquant qu’il allait créer une nouvelle usine en Inde, la dixième, dans le secteur automobile celle-ci, dédiée à la fabrication et à l’assemblage complet de sièges « sur l’un des marchés automobiles les plus dynamiques du monde ». « L’Inde constitue une priorité stratégique du plan Ignite lancé par Forvia en février 2026, portée par la forte croissance du marché, la demande croissante en technologies avancées et le développement rapide de son écosystème d’ingénierie », indique le communiqué.
