Lors de son audience du l’audience du 18 novembre 2025, la chambre disciplinaire de première instance de Bourgogne Franche-Comté de l’ordre des médecins a suspendu un acupuncteur belfortain (notre article du 22 janvier 2026). Dans son jugement, elle concluait que « les faits relatés par [la plaignante] s’apparentent à des pratiques sexuelles déplacées dans le cadre d’une relation médecin-patiente, même si le [docteur] réfute toute connotation érotique ou sexuelle dans sa pratique, il soutient que le [docteur] a méconnu le code de déontologie médicale (…) ». L’avocate de l’acupuncteur nous précisait alors qu’il avait fait appel.
Cette affaire a connu un nouveau développement, mais cette fois auprès de la justice civile. L’acupuncteur a été mise en examen pour viol et agression sexuelle en mars et placé sous contrôle judiciaire, a confirmé au Trois le procureur de Montbéliard, Paul-Edouard Lallois.
Deux constitutions de partie civile
Au titre de ce contrôle judiciaire, il a interdiction d’entrer en contact de quelque manière que ce soit avec les deux femmes qui se sont constituées parties civiles et a interdiction d’exercer, de manière rémunérée ou bénévole, la médecine, l’acupuncture, ainsi que toute activité de massage.
En effet, une nouvelle plaignante s’est manifestée et ce dossier comporte donc désormais « deux constitutions de parties civiles : celle de la plaignante initiale et celle d’une seconde femme entendue au cours des investigations qui a fini par se constituer partie civile devant le juge d’instruction », indique le procureur.
