Ramassage des déchets, distribution de cendriers portables, tri, réduction du plastique à usage unique, mobilité : chaque année, les Eurockéennes mettent en avant des actions qu’elles mettent en place ou renouvellent en faveur de l’environnement.
Pour cette édition 2026, les organisateurs veulent sortir de la méthode empirique et avoir une action plus structurée, avec une vision globale et une évaluation de l’efficacité de ce qui est mis en œuvre.
« Le Malsaucy est un espace partagé, avec une zone de nidification à l’arrière. Nous avons le devoir de le restituer dans l’état où nous l’avons reçu », justifie Jean-Paul Roland, directeur de Territoires de musiques, l’association organisatrice des Eurockéennes.
La première mesure a été de faire appel à un conseiller en environnement, Jérémy Debreu. Il a constitué un inventaire « de plusieurs centaines d’actions menées », non seulement pour créer une base de données de l’existant, mais aussi pour évaluer chacune d’entre elles, via un Fairly score. « C’est un peu notre Nutriscore environnemental », illustre Jean-Paul Roland. Les actions reçoivent un feu rouge, feu orange ou feu vert, selon leur pertinence, leur efficacité, leur pérennité. Cela va de l’intégration de données sur les gaz à effet de serre au lien avec le tissu associatif local, en passant par la mobilité des festivaliers, la restauration, l’adaptation au changement climatique (que ce soit la canicule ou la tempête de 2022).
Une centaine d’arbres remarquables identifiés
En fonction de ces données, les Eurockéennes vont faire évoluer leurs pratiques. « C’est une stratégie d’amélioration continue, par couches successives, » explique Jean-Paul Roland, en inscrivant la démarche dans le temps
A titre d’exemple, il évoque la biodiversité et le patrimoine arboré du Malsaucy à mieux mettre en valeur et à protéger. « On le faisait de façon empirique ; on veut le formaliser », complète-t-il.
Ainsi, l’ONF (Office national de la forêt) a mené une étude sur les arbres du Malsaucy et en a identifié une centaine, qualifiés de remarquables.
Parallèlement, les organisateurs des Eurockéennes ont effectué une visite du site avec les responsables de la Maison de l’environnement, afin d’identifier les arbres les plus exposés lors du festival : tassement du sol qui pourrait asphyxier les racines, trous créés par le passage de véhicules, risques de casse de branches.
Forts de ces diagnostics, les organisateurs des Eurocks indiquent vouloir mettre en œuvre des mesures précises : tubes de protection des troncs, décompactage des sols, sensibilisation des équipes de montage ou encore des livreurs lors de leurs interventions sur le site.
Lors des prochaines éditions, ces actions seront complétées. Jean-Paul Roland évoque des actions de reboisement, de sensibilisation des festivaliers, ou même d’indentification et de nommage de certains arbres remarquable pour en transmettre la mémoire.
« C’est une co-responsabilité entre organisateurs, prestataires et festivaliers », conclut Jean-Paul Roland.