Un des éléments qui revenaient dans les revendications des manifestations des élèves du lycée Germaine-Tillion était la vétusté du bâtiment (lire notre article). « Nous avons été très surpris », confie Myriam Chiappa-Kiger, vice-présidente aux ressources humaines et au dialogue social à la Région Bourgogne-Franche-Comté. Contrairement à la gestion au sein du lycée, la gestion de l’état du bâtiment est à la charge de la Région. L’élue explique avoir pris contact avec la direction du lycée pour faire un point complet sur ce qui avait déjà été fait au niveau des réparations. « En règle générale, quand il y a des problèmes dans un lycée, on est vite au courant. »
Sur les éléments remontés lors des manifestations, certains avaient déjà été traités auparavant. Concernant le problème avec certaines fenêtres, l’élue explique que le problème est réglé depuis février. Un diagnostic complet des 311 menuiseries a été effectué. « Il y avait une dizaine de fenêtres qui nécessitaient des spécificités, dont l’approvisionnement a un peu pris plus de temps. » En début d’année, des interventions ont également eu lieu sur le toit suite à l’identification de plusieurs fuites d’eau. « Il me semble qu’il y a un bon lien entre le lycée et la direction des lycées de la Région. Dès que les choses sont signalées, les interventions sont faites. »
La restauration et l’internat refaits en 2019
En 2019, le lycée Germaine-Tillion a bénéficié de 16 millions d’euros d’investissements. « Cela a permis de refaire le service de restauration scolaire et l’internet », indique l’élue à la Région. Le chantier de 18 mois a permis de rénover les chambres de l’internat et d’augmenter la capacité d’accueil. L’espace cantines avait été divisé en deux réfectoires.
Au-delà de cet investissement, des réparations sont effectuées régulièrement, au fil de l’année scolaire. « Un lycée c’est quelque chose de vivant, c’est 50 000 m2, c’est 2 000 élèves donc forcément, il y a des détériorations », développe Myriam Chiappa-Kiger. La saison estivale, lorsque les jeunes sont en vacances, permet justement de faire ces réparations. L’élue n’a pas encore connaissance de potentiels travaux cet été : « Les services n’ont pas fait remonté des interventions spécifiques. »
Des bâtiments datant des années 1970
« Je pense que c’est un cumul des choses », expose l’élue. Des problèmes de fermeture de salles, de communication avaient également été remontés. Des questions qui sont de l’ordre de la direction du lycée et non de la Région. « Ça ne montre pas qu’on n’entretient pas le lycée. Ça montre qu’il y a des choix qui sont faits par la direction du lycée qui ne sont pas forcément conformes aux besoins des élèves et des enseignants. »
D’après les échanges qu’elle a pu avoir avec quelques professeurs, le travail d’action de la Région n’était pas remis en cause. Mais, elle l’admet, les bâtiments ne sont plus tout jeunes. Le lycée Germaine-Tillion est né de la fusion entre les établissements de la Viette et du Grand-Chênois en à la rentrée 2017. Certains bâtiments datent des années 1970, voire encore avant. « Il y a des parties ont été bien restaurées et d’autres qui doivent l’être. Pour des ados, tout ça peut paraître vétuste. »
