Les tensions au lycée Germaine-Tillion de Montbéliard commencent à redescendre (lire notre article). Une délégation de quatre enseignants du lycée a reçu la rectrice de l’académie de Besançon Nathalie Albert-Moretti. D’autres représentants étaient autour de la table comme la secrétaire générale, le directeur académique des services de l’éducation nationale (DASEN) et le proviseur du lycée, Frédéric Carlier.
Des solutions en co-construction
« Nous avons abordé quatre points : l’organisation du lycée, la gestion des élèves, le manque de confiance et les relations humaines », indique Manon Cartier, professeure au lycée et présente lors de la réunion. Les enseignants ont pu faire part de leurs inquiétudes face à la situation au sein de l’établissement scolaire. Le vendredi 22 mai, une manifestation par les enseignants et les élèves avait été organisée aux abords du lycée.
Pour rappel, mardi, un professeur avait été blessé en marge de la manifestation (lire notre article). Cinq personnes sont poursuivies dans le cadre des échauffourées des manifestations. Le piquet de grève s’était étendu jusqu’au vendredi 29 mai.
Manon Cartier rapporte que, face aux doléances des professeurs, Nathalie Albert-Moretti a exprimé la volonté de régler les problèmes rapidement. « Elle souhaite plus de transparence, de communication et de réactivité. Elle envisage également un accompagnement de la Division des Examens et Concours (DEC), et un accompagnement pour reconstruire un collectif et du dialogue. » Des solutions qui pourraient émerger grâce à une co-construction entre les différentes parties.
Un retour au calme
Suite aux discussions avec la rectrice, le piquet de grève n’a pas été renouvelé. Les solutions proposées semblent avoir convaincu le corps professoral. « Nous, enseignants, nous réservons le droit de nous remobiliser si nécessaire, en fonction des résultats de ces démarches », assure la délégation de professeurs.
« La rectrice a tenu à recevoir personnellement les représentants des personnels dans le contexte des événements récents. Chacun a pu s’exprimer librement et les préoccupations ont été entendues. Les échanges se sont déroulés dans un climat constructif. Les travaux d’accompagnement se poursuivront dans les prochains jours afin d’examiner les différentes situations évoquées. La priorité demeure la sécurité des personnes, l’apaisement du climat scolaire et la continuité du service public d’éducation », fait savoir le rectorat.
