Composition d’Amalgam
Mathis : bassiste et violoncelliste
Elies : batteur
Marius : danseur, remplaçant de Samuel
Niels : guitariste et flûtiste
Comment est-ce que vous vous êtes rencontrés ?
Elies – Nous venons tous d’environnements assez différents mais nous nous sommes rencontrés au lycée. Nous étions dans une classe à horaires aménagés musique et danse à Besançon. Nous étions dans la même chambre à l’internat, ça nous a beaucoup rapprochés. À force de faire de la musique ensemble, de danser ensemble, on a eu l’idée et l’envie de créer un projet qui irait plus loin que le lycée.
En décembre, vous avez sorti un EP. Vous avez voulu concrétiser le projet ?
Niels – On a commencé d’abord en live. Nous avons senti l’envie de mettre ça sur un support audio et vidéo. Nous avons enregistré quatre titres en studio que nous avons ensuite filmés avec la danse par-dessus.
Mathis – La première partie a été la conception musicale. Nous avons recherché ce que nous voulions donner, ce que nous voulions faire comme style pour s’adapter à la danse. Notre danseur évolue et a de plus en plus de styles musicaux vastes.
Niels – Après ça a été assez rapide puisque nous avions déjà un set de 45 minutes. Nous avons sélectionné les quatre morceaux. Ceux qui nous semblaient les plus représentatifs de l’esthétique, où nous retrouvions le plus d’influences et d’instruments.
La danse fait partie intégrante d’Amalgam. Cela peut surprendre d’avoir un groupe de musique qui inclut un danseur.
Elies – La danse n’est pas du tout considérée comme un guest (invitée,NDLR) dans le projet. Elle fait partie du groupe. Là où un groupe plus classique va avoir un chanteur comme leader, nous le leader, c’est le danseur. C’est lui qui va incarner ce que les gens vont voir, le visuel du projet.
Marius – Samuel (le danseur du groupe,NDLR) n’est pas là aujourd’hui mais il sera là dimanche donc je le remplace. Dans la danse que nous faisons, lui et moi, le lien avec la musique est primordial. Dans certaines danses, dites plus académiques, il y a juste un aspect de support. On prend l’énergie de la musique et pas la musique elle-même. Dans le hip-hop, ce qui compte le plus pour nous, ce n’est pas la technique, la performance mais la musique point à la ligne. Un danseur peut être le plus fort du monde, il peut envoyer un triple salto arrière, s’il n’est pas sur la musique, on s’en fout.
Dans quelques heures vous allez monter sur scène. Est-ce que vous avez une routine avant de vous produire ?
Mathis – Nous sommes en recherche de quelque chose qui nous apporte de la cohésion avant de monter sur scène.
Elies – Avec Samuel ou Marius, nous ne nous voyons pas beaucoup. Quand on arrive avant un concert, il faut que nous trouvions quelque chose pour créer du lien, pour se retrouver. Nous avons testé plusieurs choses (rires). Nous courons sur place pour faire monter l’énergie. Comme on vend l’idée que la musique et la danse sont liées, il faut qu’avant de monter sur scène nous aussi nous soyons liés.
Qu’est-ce que cela représente pour vous de monter sur la scène du Fimu ?
Elies – Dans le coin, le Fimu c’est quand même quelque chose de plutôt réputé (lire notre article). Ça fait partie des trucs culturels à faire.
Mathis – C’est important, surtout pour les projets atypiques comme nous. Il y a une importance pour le mélange culturel, ne pas proposer forcément ce qui se vend le mieux. Ils vont chercher à parcourir un panel d’esthétique vraiment large. Pour des projets comme nous qui essayons d’élargir au maximum notre esthétique, c’est gratifiant.
Pourquoi avoir choisi ce nom de groupe ?
Niels – Amalgam, c’est le fait de confondre, de prendre quelque chose pour une autre. Justement, ça rejoint le fait que nous avions du mal à mettre un nom sur notre musique. Nous avons mélangé la musique et la danse, c’est quelque chose que nous voyons très peu ailleurs. Nous avons aussi différentes influences musicales : le rock, les musiques électroniques, le hip-hop, les musiques du monde. Tout en gardant un projet cohérent.