Alors que les élections municipales sont terminées, c’est une autre campagne qui commence pour Gilles Da Costa (lire notre article). Après avoir officialisé sa candidature à la présidence de Pays de Montbéliard Agglomération (PMA) le soir de la victoire de Marie-Noëlle Biguinet (lire notre article) à la tête de la Ville de Montbéliard, l’élu à la mairie précise son programme. Le rendez-vous était donné à Allenjoie.
Cette commune de 719 habitants n’a pas été choisie par hasard. « Cela marque bien notre volonté de créer une unité entre l’ensemble des petites et grandes communes sur l’ensemble du territoire du pays de Montbéliard », fait savoir l’ancien directeur général des services de la Région Bourgogne-Franche-Comté. « Je suis un homme porteur de changements mais pas de rupture », annonce l’homme de 66 ans. Tout en étant reconnaissant du passé de l’agglomération, il souhaite créer une cohésion entre les 73 communes du territoire. Il le rappelle d’ailleurs : deux tiers de l’agglomération est rurale. Autre raison d’avoir choisi cette commune : elle est limitrophe au Territoire de Belfort. Et c’est là l’un des enjeux du candidat qui souhaite voir le nord Franche-Comté comme un territoire coopératif.
Le groupe Indépendants et solidaires en appui
Sans surprise, Marie-Noëlle Biguinet soutient la candidature de celui qui a été sur sa liste lors des élections municipales. « J’ai immédiatement adhéré à la proposition de candidature, de par ses fonctions au Département et à la Région qui font de lui un homme de compétences. »
Celui qui a également été président du comité régional de la Fédération française de cyclisme obtient le soutien du groupe Indépendants et solidaires. Marc Tirole, président du groupe et maire de Dampierre-les-Bois, était présent lors de la présentation de la candidature. « Au niveau du groupe, on a toujours eu l’idée d’un projet qui défende nos habitants, notamment concernant l’activité économique qui est le poumon de notre territoire. » En confrontant leurs idées avec celles de Gilles Da Costa, les élus du groupe ont pris la décision de voter pour lui. « Pourquoi présenter un candidat s’il y en a un qui représente nos valeurs ? », complète Philippe Claudel, maire d’Étupes. Le président précise toutefois que cela ne signifie pas que le groupe d’élus disparaît.
Une majorité au conseil communautaire de PMA « atteignable »
Philippe Gautier, maire de Valentigney, est aussi derrière le candidat. Pour lui, un atout est primordial : Gilles Da Costa n’est pas maire. Charles Demouge, actuel président de PMA, était en parallèle maire de Fesches-le-Châtel. « Pour moi, ce n’est pas le sujet. Ce qui est intéressant, c’est une méthode de travail où on écoute tout le monde et on fait un choix commun. » Gilles Da Costa n’a jamais siégé au conseil communautaire. Mais pas de quoi inquiéter le candidat.
Comme Philippe Gautier, une dizaine d’élus a affiché son soutien à Gilles Da Costa en assistant à la présentation. Mais d’après le candidat, ils ne seraient pas les seuls à s’allier à lui : « Nous avons procédé à des estimations qui montrent que la barrière fatidique de la majorité pour l’investiture à la présidence est atteignable. » Pour rappel, 113 élus forment le conseil communautaire de PMA et chacun donne son vote pour un des candidats. Ainsi, pour obtenir la majorité absolue, 57 voix sont nécessaires (lire notre article).
Une élection prévue le vendredi 24 avril
Une des candidatures évoquées, celle de la socialiste Magali Duvernois, maire d’Exincourt ; elle était vice-présidente chargée de l’environnement et de la transition écologique à PMA dans l’ancienne mandature. Contactée, elle n’a pas officialisé sa candidature. Elle renvoie à une conférence de presse, courant de la semaine prochaine.
Un autre candidat potentiel : Pierre Aimée Girardot, maire de Longevelle-sur-Doubs et vice-président chargé des finances, des ressources humaines et de la mutualisation à PMA. Contacté, il n’a pas répondu à nos sollicitations. Il est présenté comme le successeur de Charles Demouge.
La date du conseil communautaire d’installation et donc l’élection du futur président est prévue le vendredi 24 avril. Soit quatre semaines après le second tour des élections municipales, date limite d’organisation fixée par la loi. Avant cette élection, Gilles Da Costa a fait la demande auprès de Charles Demouge d’organiser un débat entre les différents candidats annoncés.

