Depuis lundi 16 mars à 21h, la CGT a lancé une grève. Un piquet a été monté devant le site fournisseur de l’équipementier automobile à Sochaux, non loin de l’usine Stellantis qu’il approvisionne. L’approvisionnement du constructeur automobile est ainsi bloqué. L’objectif du syndicat : obtenir une hausse des salaires alors que les négociations annuelles obligatoires (NAO) sont en cours, sur le site de Bavans. La semaine dernière, le même syndicat déplorait les ratés de l’hydrogène dans un secteur de l’automobile en crise (lire notre article).
« On maintiendra le mouvement tant qu’il n’y a pas de propositions décentes de la direction », prévient Tarek Zarhdad, délégué syndical central CGT Forvia. Au piquet de grève, une vingtaine de manifestants est présente. « On demande une hausse des salaires de 150 euros pour tous et 2 000 euros de primes », revendique le délégué syndical.
Des négociations qui n’ont pas été sans résultats, certaines des revendications de la CGT ont été prises en compte par la direction : fin des repas du comité de direction (CODIR) et de l’obligation de porter un pantalon blanc.
Des négociations toujours en cours
Du côté de la CFE-CGC, les négociations proposées ce matin leur conviennent. « Un certain nombre de nos propositions mises sur la table ont été retenues », observe Christophe Husson, délégué syndical. C’est notamment le cas du budget dédié aux activités sociales et culturelles. « De ce côté-là, la proposition de la direction est quand même conséquente », précise le délégué syndical. Concernant les augmentations de salaire, la CFE-CGC trouve la hausse « honnête au regard de la situation économique dans l’automobile ».
Contactée, la direction de Forvia n’a pas encore répondu à nos sollicitations.