(AFP)
Les ventes de voitures neuves en France ont chuté de 14,7 % en février sur un an, confirmant un début d’année difficile pour le marché automobile, selon les données publiées dimanche par la Plateforme automobile (PFA), qui défend les intérêts du secteur.
En février, 120 764 voitures particulières neuves ont été immatriculées dans le pays, selon ces données. Le marché avait déjà fortement reculé en janvier sur fond d’attentisme des consommateurs. « On est sur du -30% par rapport à 2019 », le covid ayant marqué une « vraie rupture » dans le comportement des consommateurs, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la PFA.
Comme en janvier, « on atteint un plus bas historique pour un mois de février, comme on en n’avait pas vu depuis quinze ans » à l’exception de la crise des semi-conducteurs en 2022, où les constructeurs automobiles ne pouvaient plus fabriquer leurs voitures en nombre suffisant pour répondre à la demande, faute d’avoir accès à ces composants essentiels, selon le porte-parole.
Au total, depuis le début de l’année, les ventes sont en repli de 11,1 %, sans parvenir à se redresser après une année 2025 en berne, au cours de laquelle les Français ont pu être découragés par les prix et le contexte d’incertitudes politiques.
L’électrique dopé par le leasing social
De leur côté, en février, les véhicules électriques neufs ont vu leur part de marché se tasser un peu, à 27 %, après avoir atteint en janvier un plus haut historique à 28 %.
Mais pour le porte-parole de la PFA, cette bonne tenue de l’électrique est avant tout un « effet d’optique » lié à la fois au leasing social, dispositif d’aide à l’achat de véhicules électriques, et à l’obligation pour les professionnels de passer à l’électrification de leur flotte de véhicules. « On est loin d’une vraie dynamique » et l’effet devrait s’estomper dans les prochains mois.
Pour l’ensemble des voitures particulières, le groupe Stellantis (Citroën, Peugeot, Fiat, Opel…) limite la casse en février, avec des ventes en baisse de 7,3 %. La chute est marquée, en revanche, pour le groupe Renault (-23,5%) et Toyota (-19,2%).