En juin 2025 (lire notre article) et en janvier 2026 (lire notre article), des hackers ont revendiqué sur une plateforme du darkweb la vente de lignes de données de patients de l’hôpital privé de la Miotte, à Belfort.
« À ce stade, aucune preuve de fuite ou d’accès non autorisé à des données personnelles issues de nos systèmes d’information n’a été établie », assure l’établissement hospitalier, dans un communiqué de presse envoyé ce vendredi après-midi. Qui complète : « Les premières analyses techniques, menées avec le soutien d’experts en cybersécurité, n’indiquent pas, à ce jour, de trace confirmée d’exfiltration depuis notre infrastructure informatique. »
L’hôpital privé de la Miotte, qui appartient au groupe Vivalto Santé, indique que « des vérifications complémentaires » sont menées pour « élargir [le] champ d’analyse [et] comprendre l’origine exacte de la situation signalée ».
Une plainte de l’hôpital de la Miotte pour avoir une investigation indépendante
Compte tenu de la situation, l’hôpital privé de la Miotte a notifié l’incident à la commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). « Cette démarche illustre la position proactive de l’Hôpital Privé de la Miotte, qui place la protection des personnes concernées au cœur de son action, dès les premières phases d’analyse », assure le centre médical. Une information n’est formulée aux personnes concernées que si la violation est avérée.
Vivalto Santé a déposé plainte pour « favoriser une investigation complète, indépendante et étayée ». Des investigations sont toujours en cours, avec notamment des experts en cybersécurité. Leur mission consiste à :
- « déterminer avec précision si une fuite a effectivement eu lieu ;
- identifier, le cas échéant, les circonstances techniques ayant conduit à l’incident ;
- vérifier si les données potentiellement évoquées proviennent ou non de notre système d’information. »
Au-delà d’une potentielle cyberattaque, des experts en cybersécurité, à l’instar de Baptiste Robert (lire notre article), pointe du doigt ces pseudos cyber-attaques, dont la médiatisation conduit plus à des entreprises de déstabilisation.