Le conseil municipal de Belfort a adopté mercredi soir un projet dont le coût global est estimé à plus de 8,2 millions d’euros : un projet de « plaine sportive », derrière le stade Serzian. Un projet déjà évoqué lors du conseil municipal d’octobre 2024, pour le lancement d’un concours d’architectes et il avait été évoqué en 2022 de déplacer le stade Etienne-Mattler à cet endroit.
Le projet soumis aux conseillers municipaux prévoit trois terrains synthétiques de football : deux terrains à 11 dont un avec tribune (chacun avec un niveau d’éclairage E5), et un demi-terrain à 8 (avec un libre accès dans certains créneaux). Ces deux terrains seront complétés par « un bloc commun de huit vestiaires avec club-house ». A côté sont prévus, en libre accès, un pumptrack (un parcours goudronné et bosselé pour 2 roues non motorisé) et un bloc sanitaire.
Le projet prévoit aussi de rénover le parking situé au nord, près des jardins ouvriers, pour l’accès à la zone de sport en libre accès, ainsi que la création d’un parking sud pour les nouveaux terrains de football, soit près de 200 places supplémentaires. Et enfin, un mur anti-bruit, initialement prévu en option, a finalement été retenu, afin de limiter les nuisances pour le voisinage, côté Offemont. Sa hauteur sera comprise entre 2 m et 3,50 m avec une haie vive de 2 m, côté Offemont.
Des terrains de basket, initialement envisagés, ne sont finalement pas retenus dans le projet présenté mercredi soir. « A terme, ceux-ci pourraient être repositionnés dans un autre espace induisant moins de nuisances sonores », précise le rapport soumis aux élus. Plutôt que d’installer des panneaux photovoltaïques, le projet présenté prévoit d’ombrager les parkings avec des arbres.
Refus de participer au vote
L’enveloppe financière globale avait été évaluée à un peu plus de 6,5 millions d’euros ; le coût global du projet adopté mercredi est de plus de 8,5 millions d’euros, dont 6,5 millions d’euros financés par la commune, le reste provenant d’aides de l’agence nationale du sport (300 000 euros), du conseil départemental (400 000 euros), du Grand Belfort (400 000 euros), du conseil régional (500 000 euros) et de la Fédération française de football (100 000 euros). Il s’agit cependant d’un plan de financement prévisionnel, plusieurs subventions n’étant pas encore confirmées.
Karel Trapp, pour le groupe « En commun pour Belfort », s’est étonné du lancement d’un projet d’une telle ampleur financière à trois mois des élections alors qu’il ne figurait pas dans le projet initial de la majorité actuelle. Il s’est étonné du coût du mur prévu pour limiter les nuisances sonores et aurait préféré une rénovation du stade Serzian, de celui de la Pépinière et de celui du Mont. Et de demander un moratoire sur ce dossier, indiquant que, à défaut, son groupe ne participerait pas au vote.
Damien Meslot a défendu ce projet en indiquant qu’il correspondait à ce que les clubs ont demandé. Pour le stade Etienne-Mattler, il a annoncé son intention de faire des propositions et de demander leur avis aux Belfortains via un référendum. Enfin, concernant le coût, il a indiqué espérer en fait 3,3 millions d’euros d’aides, via des aides de l’Europe pas encore sollicitées.
Il n’y a donc pas eu de moratoire et le groupe « En commun pour Belfort » n’a pas pris part au vote. Le projet a été adopté à l’unanimité des votants.