La police nationale est intervenue ce dimanche 18 octobre, vers 15 h 15 dans la rue piétonne à Belfort, « où était signalé le regroupement d’une quinzaine d’individus, manifestement jeunes, capuches sur la tête, qui semblaient se munir de projectiles type cailloux », annonce le procureur de Belfort dans un communiqué.
Le groupe s’est dispersé à l’arrivée des policiers, mais « un mineur, âgé de 17 ans, demeurant à Belfort » a été interpellé et placé en garde-à-vue « pour l’infraction de participation avec arme à un attroupement ».
« Aucune dégradation n’a, heureusement, été commise, précise le procureur, l’intervention très rapide des services de police ayant sans doute permis d’éviter la survenue de tels faits. L’exploitation des enregistrements de vidéosurveillance des caméras qui quadrillent la ville de Belfort est en cours. J’ai par ailleurs ordonné la saisie du téléphone portable de ce mineur, comme nous le faisons systématiquement lors de toute interpellation de personnes pour des faits d’attroupement avec arme ou de participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations depuis le début des débordements constatés en marge des diverses manifestations sur la voie publique. »
« La garde à vue de ce mineur durera au moins 24 heures et sera susceptible d’être prolongée jusqu’à 48 heures », indique encore le procureur de Belfort. Il avertit également que son « parquet continuera d’appliquer une réponse pénale d’une particulière fermeté et rapidité à tout acte de violence urbaine ou de dégradation et mobilisera tous les moyens à notre disposition pour rassembler les éléments de preuve nécessaires à l’engagement de poursuites pénales systématiques contre les auteurs de tels faits, qu’ils soient majeurs ou mineurs, et qu’ils aient ou non des antécédents judiciaires. »
Une mise en garde aux parents
Paul-Edouard Lallois lance ensuite un appel aux habitants du Territoire de Belfort : « Alors que nous constatons une fois encore que les réseaux sociaux et applications de messagerie instantanée sont utilisés par certains pour diffuser des appels à la violence, à casser ou encore à incendier, j’en appelle à la responsabilité de nos concitoyens terrifortains. Et j’appelle tout particulièrement l’ensemble des parents à la vigilance face aux risques de participation de leurs enfants mineurs à de tels faits, dont la simple présence au sein d’un groupe d’individus décidés à commettre des dégradations ou des violences est d’une part de nature à les mettre en danger, et d’autre part de nature à engager leur responsabilité pénale, les parents d’enfants poursuivis pénalement étant automatiquement responsables civilement des conséquences financières des actes commis. »
