De nouveaux tarifs pour le réseau de transports du Pays de Montbéliard ont été approuvés par l’agglomération. Quatre titres EvolitY voient leur prix augmenter en 2027. Le pass journée passe de 3,60 à 3,80 euros, l’abonnement fréquence mensuel augmente de 41 à 43 euros. L’abonnement fréquence TC/vélo, mise en place en 2026, combinant l’offre de bus et la location d’un mini-vélo électrique, augmente également (lire notre article). Il passe de 370 à 375 euros.
L’abonnement jeune mensuel boursier passe de 13 à 14 euros. « L’abonnement jeune mensuel moins de 26 ans reste à 18 euros, parce qu’en parallèle nous avons l’abonnement campus qui permet de circuler sur notre réseau EvolitY et Optymo qui est aussi à 18 euros », indique Philippe Mathieu, vice-président aux mobilités.
« C’est un très mauvais signe »
Des hausses qui n’ont pas ravi l’ensemble des conseillers communautaires. « On parle de l’augmentation des carburants et je crois que ces mobilités, ces transports en commun ont un rôle particulier à jouer », souligne Matthieu Guinebert, maire de Bethoncourt (PCF). Un avis suivi par Maryse Vuerli, conseillère municipale de Montbéliard (LFI) : « C’est un très mauvais signe d’augmenter les tarifs des transports en commun aujourd’hui. »
À ce titre, Matthieu Guinebert propose une gratuité des transports pour les abonnements en direction des scolaires, étudiants, sociaux et seniors. « Sur la totalité de l’année, cela représente 944 000 euros de recettes, sur une recette totale de 2 millions d’euros. C’est une mesure sociale qui s’inscrit dans les temps que nous sommes en train de traverser », insiste le maire de Bethoncourt.
Hydrogène ou électrique ?
Le vice-président aux mobilités le rappelle, la hausse des prix des carburants est aussi valable pour les transports en commun de l’agglomération. « À la fin de l’année, nous allons avoir une note non négligeable. » Philippe Gautier, maire de Valentigney (DVD), profite de l’occasion. Ne serait-ce pas le temps de décarboner le réseau de bus ? « Il y a des mutations qui peuvent s’opérer, le Grand Belfort a déjà commencé avec des bus à hydrogène. Sachant, en plus, que sur Technoland, ils savent faire de l’hydrogène. »
Une question, qui d’après Pierre-Aimé Girardot, président de Pays de Montbéliard Agglomération (PMA) est déjà dans les tuyaux. « En ce début de mandat, il va falloir renouveler la flotte qui est vieillissante. » Le président évoque la possibilité de louer les bus plutôt que de les acheter.
Certains bus roulent déjà grâce à un gaz naturel véhicule (GNV). Un carburant plus propre que l’essence. « Il va falloir faire un choix : l’hydrogène ou l’électrique. » Un bus électrique a déjà été mené en phase de test entre Bavans et Étupes. D’autres expérimentations devraient suivre.
Une motion par le groupe Faire le Pays de Montbéliard ensemble
Lors de ce conseil communautaire, le groupe Faire le Pays de Montbéliard ensemble, présidé par Gilles Da Costa, adjoint à la mairie de Montbéliard, a déposé une motion. Dans cette dernière, le groupe demande au président de PMA d’étudier plusieurs pistes de travail, notamment au niveau des mobilités. Pierre-Aimé Girardot assure que la majorité des exemples cités dans la liste fait partie de la feuille de route de la commission dédiée : l’élargissement des transports à la demande en milieu rural, le déploiement d’aires de covoiturage, la collaboration avec Syded pour l’installation de bornes de recharge électrique, l’accentuation d’une politique cyclable.