Si Danjoutin a basculé à droite (lire notre article), Bavilliers revient à gauche. Et les deux nouveaux futurs édiles, Stéphane Fluckiger et Léo Prassel devraient réserver quelques joutes politiques intenses dans les années à venir, notamment au prochain scrutin départemental.
La liste menée par Léo Prassel a donc battu celle menée par Éric Koeberlé, élu depuis 2014. Il avait alors battu la gauche. Léo Prassel enregistre 1042 voix (52,84%), contre 930 pour Éric Koeberlé (47,16%). « Cette victoire s’inscrit dans la continuité de la dynamique mise en place dans le canton (Léo Prassel est conseiller départemental, NDLR) et à Bavilliers. C’est le fruit d’une campagne où nous avons su rassembler largement au-delà des étiquettes politiques », confie le futur maire de Bavilliers, en sortant des studios d’Ici Belfort-Montbéliard.
Léo Prassel a fortement mobilisé à Bavilliers
Éric Koeberlé prend note de la défaite, avec philosophie. Il perd avec 930 voix, alors qu’il avait gagné avec quasiment autant en 2014 (965 voix). « Je n’ai pas perdu sur la gestion des mandats. La dette a été diminuée des deux tiers, nous avons fait des investissement structurants comme le Dojo et nous n’avons pas augmenté les impôts. Je pars avec un bon bilan. Et je perd parce que mon adversaire a mobilisé beaucoup. Des gens sont venus votés alors qu’ils ne le faisaient pas avant. » Le conseil municipal d’installation est programmé vendredi soir. Le maire sortant ne sait pas s’il siégera dans l’opposition ou s’il démissionnera. « Je ne veux pas prendre de décision hâtive ce dimanche soir », a-t-il déclaré.
De son côté, Léo Prassel se veut constructif, à l’échelle de l’agglomération, alors que les voix de gauche y seront rares. « Je ne m’inscris pas dans une opposition frontale avec Damien Meslot à l’agglomération. Je tends la main pour travailler en bonne intelligence pour les habitants de l’agglomération et les Bavillerois. »
