Les taux d’imposition 2023 du Grand Belfort restent inchangés. Ou presque. Le seul taux qui subit une hausse pour l’année 2023 est le taux de cotisation foncière des entreprises (CFE). Il passe de 30,85% à 32,08%. Soit une augmentation de 4%, démontre le rapport présenté lors du conseil communautaire du 7 février. Une hausse qui n’est pas la première de la liste, comme en témoignait déjà Louis Deroin, président de la confédération des petites et moyennes entreprises dans une interview datant de 2019 (lire notre article).
Pour Damien Meslot, président du Grand Belfort (Les Républicains), l’effort à fournir de la part des entreprises est « équilibré ». « Cela reste inférieur à l’inflation, cela me paraît juste », commente-t-il. Il rappelle, aussi, que les entreprises bénéficieront, cette année, d’une facture divisée par deux concernant la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. Il rappelle aussi qu’une baisse du foncier bâti sur les locaux industriels opère cette année. En tout, « les entreprises économiseront 14,6 millions d’euros », a-t-il noté, ajoutant que l’opération de hausse de la CFE, elle, ne rapportera que 500 000 euros. « Nous sommes très raisonnables sur les augmentations. Il faut que tout le monde participe selon ses moyens.»
Pour la conseillère d’opposition de gauche, Samia Jaber, cette hausse est « un matraquage », dans un moment « où tout le monde doit faire face à l’inflation ». « Vous profitez d’une baisse nationale pour augmenter localement. Ce n’est pas la première fois », l’a-t-elle interpellé. Même réplique pour Marie-José Fleury, de l’opposition macroniste. « Les petits artisans vont encore en faire les frais. Hausses sur hausses sur hausses, ce n’est plus possible.» Mettant en relief la fermeture récente de la boucherie Bonnemaison, qui vient de baisser le rideau place d’Armes. Ce à quoi le président du Grand Belfort leur a rétorqué que les entreprises et les commerces continuaient de s’installer à Belfort, signe de vitalité selon lui du territoire. Avec une pointe d’ironie, il a toisé son opposition : « Et puis, pour tout vous dire, je n’ai pas de machine à billets dans les sous-sols du Grand Belfort.» Désabusée, l’opposition hausse les yeux au ciel. Dossier suivant mis sur la table, le budget primitif. Balayé, lui aussi, d’un revers de main, le débat ayant rapidement dévié sur le sujet de la construction du centre d’entrainement et de formation dans le Territoire de Belfort et les polémiques qui entourent le dossier (lire notre article).