Des enseignants et des parents d’élèves ont manifesté ce mardi 31 mars en début d’après-midi devant la préfecture du Territoire de Belfort à l’appel des organisations syndicales FSU, CFDT Education Formation et Recherche Publique, CGT éducation et Sud Education. LFI s’est également associé au mouvement. Une délégation syndicale a été reçue à 9 h par le préfet.
Dans un communiqué de presse, FSU indique que le ministère de l’Education nationale « demande de rendre 7 postes et cela se traduit dans les faits par une prévision de 16 classes fermées. Dans le second degré, 11 postes seront supprimés ».
« On vit un abandon de l’école publique à bas bruit », se désole Benoit Guyon, du SNES-FSU, en pointant la baisse du budget de l’Education nationale. Il dénonce ainsi des classes à 27 ou 28 élèves au collège Léonard de Vinci (en zone prioritaire) ou au collège de Châteaudun (inscrit dans le plan 800 collèges). Il relève aussi que les équipes éducatives sont pluriprofessionnelles (enseignants, mais aussi infirmières, assistant et assistantes aux enfants handicapés, assistant et assistantes d’éducation, etc.) et que souvent une ou plusieurs composantes de cette équipe font défaut.
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En lycée, il affirme que la baisse démographique n’intervient pas encore et que pourtant des heures d’enseignement sont supprimées, ce qui engendre des classes surchargées, la disparition des enseignements en demi-groupe et de l’accompagnement des élèves en difficulté, ou encore la disparition de matières optionnelles comme le latin. « On n’a plus que des heures en classes entières » regrette-t-il.
Ajouté à « un décrochage salarial », l’ensemble provoque un mal-être, selon lui, aussi bien chez les enseignants que dans le reste des équipes éducatives.
LFI évoque aussi, dans un communiqué la suppression de 18 postes dans le Territoire de Belfort à la rentrée de septembre, dont 7 dans les écoles primaires, 6 dans les collèges et 5 dans les lycées. « Le gouvernement, à travers le Ministère de l’Education nationale, prétend justifier ces suppressions par la baisse démographique. En réalité, il s’agit d’un nouveau choix d’austérité budgétaire, qui frappe une fois de plus nos services publics essentiels », dénonce LFI.
