Partant du constat que la pluviométrie n’est pas lisse sur une année (autrement dit, que si le Territoire connait des précipitations, parfois fortes, en hiver et au printemps, mais que la sécheresse devient récurrente en été), Florian Bouquet, président du conseil départemental, veut « stoker de l’eau en quantité dans le Territoire de Belfort ». Pour lui, il s’agit ainsi de « préparer le Territoire aux défis de demain » en matière de climat.
Dans cette perspective, il imagine d’utiliser les anciens canaux « qui s’étirent sur tout le département ». Par exemple, le canal de la Haute-Saône, qui traverse le département depuis Essert jusqu’à Trévenans et est bordé par des pistes cyclables. « J’ai mandaté l’agence d’urbanisme du Territoire de Belfort pour conduire une étude », indique Florian Bouquet au sujet des canaux. A ce stade, il ignore quelle quantité d’eau pourrait être stockée et quelle est la longueur de ce canal dans le Territoire de Belfort : il attend les réponses de l’agence d’urbanisme. « Je ne sais pas quels seront les résultats », concède-t-il, et il n’exclut pas que l’étude débouche sur une réponse négative quant çà la pertinence de l’idée.
Pénurie de foncier
Mais son constat est simple : Voies navigables de France (VNF) n’a plus les moyens d’entretenir ce type d’ouvrage ; le terrassement est fait ; la perspective de tourisme fluvial est inexistante : alors pourquoi ne pas utiliser ces canaux. « C’est un peu Monaco dans le département : on a une crise du foncier », renchérit-il. Donc autant profiter de l’existant, en l’occurrence l’emprise du canal dans sa traversée du département.
Il estime par ailleurs que VNF n’a pas d’autres solution d’utilisation de ce canal et imagine donc, non pas un rachat du canal par le Département, mais une convention avec VNF.
Florian Bouquet souligne également que le Territoire de Belfort est en « tête de réseau » et que cela implique des responsabilités à l’égard des populations en aval.
