« C’est toute la grande agglomération du pays de Montbéliard qui a perdu lors de ce débat sur l’eau et l’assainissement », regrette le sénateur Martial Bourquin, dans un communiqué envoyé vendredi après-midi et qui revient sur le vote du jeudi 12 décembre sur la gestion de l’eau et de l’assainissement. Il dénonce une « supercherie ». « Et les doutes émis concernant à la fois l’impartialité́ de l’étude menée par Artélia, qui je le réaffirme, a été une filiale de la Générale des Eaux devenue Véolia et sur les risques soulignés par rapport à la légalité́ de cette délibération auraient dû permettre un report de ce vote afin de chercher un consensus », écrit-il. « Les conclusions de l’étude menée par Artélia affirment que le prix de l’eau sur les premières années serait de 2 euros plus cher en cas de régie, 20 centimes en 2026 si l’eau était gérée en régie. Or, un ensemble de remarques techniques remettent en cause ces conclusions : que ce soit au niveau du taux d’emprunt ou du calcul du nombre d’ETP nécessaires nous avons démontré́ hier soir que les chiffres pris en compte sont systématiquement en défaveur de la régie et surtout sans fondement », souligne-t-il, questionnait sur l’absence du contre-étude, qui aurait pu être réalisée par France eau publique, qui regroupe des élus de toutes tendances politiques. Sur le volet du prix, il renvoie à la gestion du Grand Belfort et du Grand Besançon, où le prix « est inférieur », affirme-t-il. Il déplore « l’affrontement » et « le passage en force ». « Nous devrions penser consensus, collaboration et débat démocratique lorsqu’il y a désaccord, invite-t-il, avant de remarquer : Cette séquence risque de laisser des traces pour l’avenir. »
Montbéliard : le tribunal accueille trois nouveaux visages
Deux nouvelles juges et un nouveau magistrat du parquet ont été officiellement installés ce vendredi 16 octobre 2026, lors de l’audience solennelle de rentrée.
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- Pierre-Yves Ratti
