Christophe Grudler propose une université européenne de l’hydrogène à Belfort

30 000 apprenants retrouvent le chemin de l’université de Franche-Comté, ce mardi 1er septembre.

Christophe Grudler, député européen et conseiller municipal d’opposition à Belfort, annonce dans un communiqué se pencher sérieusement sur « l’implantation d’une université européenne de l’hydrogène à Belfort ». Cette université s’inspirerait de la labellisation d’une université européenne de l’espace à Toulouse par l’Union européenne, dossier sur lequel le député européen a travaillé dans le cadre de son mandat.
« Il s’agit en réalité d’une coopération institutionnalisée entre universités, afin de promouvoir des valeurs européennes, mais surtout de mettre en réseau des établissements universitaires attractifs et performants à travers l’Europe sur une thématique précise, explique Christophe Grudler dans son communiqué. À Belfort, nous avons des acteurs universitaires en pointe sur la question, en relation avec le tissu industriel local, tout indiqué pour constituer le pôle de coordination d’un réseau d’universités européennes sur le sujet ».
Le principe n’est pas de créer une université ex nihilo, détaille le communiqué du député européen, mais d’utiliser les structures existantes, et de les financer pour monter en puissance autour des formations dédiées à l’hydrogène.
« L’université européenne de l’hydrogène ayant son siège à Belfort ferait travailler ensemble tous les instituts de formation supérieure de l’aire urbaine, dans le cadre d’une gouvernance partagée, et serait tête de réseau associant 3 ou 4 autres universités travaillant sur l’hydrogène dans d’autres pays d’Europe »  explique Christophe Grudler.
Selon le député, des financements européens conséquents sont à la clef à travers le programme Erasmus + et le fonds de recherche « Horizon Europe », suivi par la Commission Industrie Recherche Énergie, dont le député européen est vice-coordinateur pour son groupe au Parlement européen. Le ticket de départ est une subvention européenne pouvant aller jusqu’à 7 millions d’euros. Christophe Grudler annonce avoir déjà entamé des échanges avec les acteurs universitaires et industriels locaux pour faire de cette idée « un véritable projet de territoire » : « Je veux faire aboutir ce projet en associant tout les acteurs de l’enseignement supérieur, de l’industrie et des collectivités locales du Nord Franche-Comté. C’est à ce prix que nous réussirons, ensemble pour notre territoire et ses habitants. », commente Christophe Grudler.
L’ambition affichée est grande : identifier le nord Franche Comté comme zone d’excellence européenne pour l’hydrogène, augmenter le nombre d’étudiants et les moyens dédiés à la recherche, pousser le développement de l’innovation industrielle dans le domaine de l’hydrogène, avec les emplois qui vont avec.
Christophe Grudler indique que l’objectif est d’être prêt pour le nouvel appel à projet « Université Européenne » de la Commission européenne, attendu en 2022. Selon lui, sur les précédents appels, 41 universités européennes ont déjà vu le jour.

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