Plus de 200 mètres de long et 18 500 m² de surface. Le bâtiment de l’UTBM (université de technologie de Belfort Montbéliard) qui enjambe la Savoureuse est baptisé « Le Pont ». Imaginé par l’architecte Roland Castro, il a été construit progressivement entre 1987 et 1998. C’est le bâtiment principal de l’UTBM à Sévenans. Il abrite aussi bien des salles de cours, soit 800 à 1000 étudiants, que des bureaux administratifs et 80 % des enseignants de l’UTBM.
Depuis juillet 2025, il est en pleine rénovation. Une rénovation d’ampleur, qui doit lui permettre de gagner 40% de consommation d’énergie d’ici 2030. La première tranche doit être réceptionnée en octobre 2026. Elle porte sur l’isolation de la toiture -terrasse, avec un triple objectif : améliorer la performance énergétique, éliminer les défauts de la verrière apparus avec le temps, et améliorer le désenfumage.
Travaux en site occupé
Ainsi, les huit verrières qui rythment l’ensemble de la terrasse ont été remplacées par de nouvelles structures dont seul le pan nord est vitré, alors que le pan sur est fermé et reçoit dans presque tous les cas des panneaux solaires, d’une puissance de crête d’environ 80 kW. Comme ces travaux se déroulent intégralement en site occupé, des échafaudages ont été montés au fur et à mesure de l’avancement du chantier, avec une plateforme sous plafond entièrement étanchéifiée, afin qu’aucune poussière ne descende dans les étages et les couloirs.
Pour gérer les contraintes induites (sécurité, circulation des personnes, gestion des salles de cours, etc.), une réunion interservices hebdomadaire a été mise en place pour tenter d’anticiper les évolutions du chantier et de régler les moindres détails.
La terrasse du bâtiment est parsemée de bureaux qui font penser à un village (d’est du moins ainsi qu’elle a été imaginée par l’architecte) ; ils abritent aussi bien des labos de recherche que des services administratifs une bibliothèque. Sa rénovation a été pensée afin de lui « redonner vie : dallage plus agréable, aménagement de tables, abris, refuges ou se retrouver pour une pause ou un pique-nique.
A l’intérieur, les extracteurs ont été redimensionnés et des conduites d’air vont venir, après la seconde phase de travaux, compléter leur efficacité, en renforçant l’effet cheminée.
L’ambiance lumineuse a elle aussi été travaillée, avec des barres lumineuses à leds qui surplombent les couloirs. Le pilotage du chauffage est aussi revu.
Un budget global de 10 millions d’euros
La seconde tranche de travaux portera sur l’isolation extérieure : remplacement des fenêtres, des portes et baies vitrées (murs-rideaux), isolation thermique par l’extérieur. Elle aussi se déroulera en site occupé, c’est-à-dire pendant que le personnel et les étudiants seront dans les locaux. Le changement des baies vitrées, ou « murs – rideaux » (des murs de plusieurs mètres de haut constitués de carrés de vitrages) imposera aux occupants de migrer pendant les travaux de remplacement. Il faudra avoir recours à des échafaudages, des nacelles, parfois des parois en bois en plein hiver. « C’est de la dentelle en termes d’organisation », souligne Hervé Durupt, responsable du service patrimoine au sein de l’UTBM.
Des systèmes de brise-solaire fixes seront installés chaque fois la configuration technique le permettra (certains murs-rideaux sont incurvés, ce qui complique la mise en œuvre de cette solution).
Le budget global de ces travaux est de l’ordre de 10 millions d’euros : environ 4 millions pour la toiture, 2,5 millions pour les façades, et le reste pour les travaux connexes (par exemple, il n’y avait aucun accès à la façade nord ; il a fallu créer un cheminement pour faire passer les engins de chantier. D’un coût de 300 000 euros, il sera ensuite piétonnisé et arborer et pourra resservir pour des travaux ultérieurs).
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