Ils veulent rien moins que « organiser la reconquête industrielle de la France ». Les Forces Françaises de l’Industrie (FFI, en référence au mouvement de la Résistance pendant le seconde Guerre mondiale), est un mouvement national créé par des chefs d’entreprise. Ce mouvement défend le fabriqué en France et plus particulièrement l’industrie française.
Lionel Martin en est l’ambassadeur dans le Nord Franche-Comté (et en Saône-et-Loire). Ce dirigeant de 58 ans, passé par Alstom, GE, Busch Vacuum (Suisse), Aperam, a organisé ce mercredi 28 janvier un petit-déjeuner de lancement dans les salons du stade Bonal, à Sochaux. Une trentaine de chefs d’entreprise ou de dirigeants d’entreprise, la plupart industrielles, du Nord Franche-Comté (mais aussi de Suisse) y ont participé. Ils partagent un même constat : la part de l’industrie dans le PIB français a chuté, la menace de l’industrie chinoise est de plus en plus forte et un « tsunami déloyal chinois » (déloyal parce que la Chine n’a pas les mêmes normes sociales et environnementales) va déferler.
Fédérer les acteurs pour défendre l'industrie française
L’objectif est donc de défendre l’industrie française dans le Nord Franche-Comté (pas seulement Belfort – Montbéliard – Héricourt, mais jusqu’à Vesoul et Baume-les Dames) en facilitant la mise en réseau d’industriels locaux, en fédérant les différents acteurs (entreprises, banques, artisans) avec l’espoir de mettre en place des entraides locales. Si la structure se veut apolitique, elle n’en revendique pas moins sa volonté de vouloir acculturer les hommes politiques à l’industrie. « On travaille à la souveraineté, mais on n’est pas souverainistes », précise Lionel Martin.
FFI se veut aussi un club ouvert, qui attire les jeunes talents et permette de réapprendre les métiers de l’industrie. « Avec l’hydrogène, le nucléaire, la traction ferroviaire, l’automobile, nous avons un savoir-faire exceptionnel dans le Nord Franche-Comté », s’enthousiasme Lionel Martin. Tout en regrettant que les habitants du Nord Franche-Comté n’en aient pas toujours conscience.
Le mot d’ordre est donc d’acheter français et, encore mieux, d’acheter local. « Si j’achète ici, je finance la retraite de mon père ou de mon grand-père, veut faire prendre conscience Lionel Martin. Au final, c’est de nos familles dont on parle. »
Outre Lionel Martin, l’antenne Nord Franche-Comté est portée par Jacqueline Contin et par Fabien Dorier. L’équipe prévoit un rendez-vous par mois sous forme de déjeuner – conférence avec des grands patrons, des journalistes, d’anciens politiques, mais aussi des acteurs locaux. SI la date de février n’est pas encore fixée pour cause d’agenda d’un invité surprise, les dates suivantes sont déjà cochées dans le calendrier des FFI Nord Franche-Comté : les 13 mars, 24 avril, 22 mai et 12 juin.
Les adhésions s’échelonnent de 500 à 1950 €, selon la formule choisie. Les FFI Nord Franche-Comté sont contactables via Linkedin ( ici ).