Lancé fin janvier, le club nord Franche-Comté des Forces Françaises de l’Industrie (FFI) organise son premier déjeuner mensuel ce mercredi 25 février, à 11 h 30, au stade Bonal. Pour ce premier rendez-vous, le club accueillera l’un des fondateurs des FFI et président de « Origine France Garantie », une association à but non lucratif qui réunit des chefs d’entreprise. Elle porte la certification « Origine France Garantie ». « Auparavant, c’était purement déclaratif », se remémore Gilles Attaf. Deux critères doivent être réunis pour obtenir cette certification : au moins 50 % du prix de revient unitaire doit être français et le produit doit retirer ses caractéristiques essentielles de France. Dans le nord Franche-Comté, Cristel, le fabricant d’ustensiles de cuisine haute gamme de Fesches-le-Châtel a décroché cette certification ; c’est d’ailleurs l’une des plus anciennes entreprises à bénéficier du label. A Besançon, Vitabri dispose aussi de cette certification. « Cela implique une vraie traçabilité, explique Gilles Attaf. Nous regroupons aujourd’hui 800 entreprises, et surtout, 3500 gammes de produits ; ce qui est important, c’est leurs répercussions sur le territoire. »
Les certifications ne sont pas délivrées par l’association, mais par des organismes certificateurs indépendants (Veritas, Afnor), à partir de cahiers des charges mis au point par « Origine France garantie ». D’abord destinée à l’industrie, la certification s’est étendue aux services, avec la certification « Service France Garantie ». Celle-ci repose sur les contrats de travail, qui doivent relever pour au moins 90 % des salariés du droit français.
« Et nous sommes en train de lancer le troisième pilier : celui de « Numérique France Garantie », poursuit Gilles Attaf, afin de se dégager de la menace du Digital Act américain.
"Tous nos maux sont liés à la désindustrialisation"
La démarche des Forces Françaises de l’Industrie est complémentaire de celle d’Origine France Garantie. « Le Made in France, je l’ai dans les tripes », explique Gilles Attaf. L’allusion aux FFI, mouvement de résistance de la seconde Guerre mondiale, n’est pas un hasard : « L’idée est de rassembler pour un projet de manière trans-partisane. Rassembler des activistes pour en faire une cause nationale. Tous nos maux sont liés à la désindustrialisation, y compris la panne de l’ascenseur social. »
L’idée a été lancée en 2019, et, en 2020, le covid a contribué à provoquer une prise de conscience sur la souveraineté dans divers pans de l’économie française. « Maintenant, on n’est plus dans le déni », se réjouit Gilles Attaf. « On a une vraie résonnance. « Usine » n’est plus un gros mot : les gens on compris que cela crée des emplois, que cela permet de rester dans son territoire. »
Autant de thèmes que Gilles Attaf développera ce mercredi 25 février, à partir de 11 h 30 au stade Bonal. La participation au déjeuner est fixée à 69 euros. Les réservations se font en ligne ici.