Courvoisier Stores et Fermetures, c’est aujourd’hui une entreprise basée à Vieux-Charmont, avec des agences en Haute-Saône (Lure) et dans le Haut-Rhin (Cernay et Blotzheim, suite aux rachats d’Isogère et de Sun’go stores), forte de 45 collaborateurs et qui réalise un chiffre d’affaires de l’ordre de 6,65 millions d’euros.
Ces quelques lignes donnent une photographie partielle de l’entreprise dirigée aujourd’hui par Bertrand Courvoisier, bientôt 60 ans. L’histoire de l’entreprise remonte à 1926. Il y a donc un siècle. A l’époque, il n’était pas question de stores et de fermetures. Les réfrigérateurs n’existaient pas, et pour conserver aliments et boissons, on avait parfois recours à de la glace. C’était la première activité de l’entreprise Courvoisier créée en 1926 : elle livrait de la glace aux brasseurs de Montbéliard et environs. Puis elle a élargi son activité au charbon et au bois. Et, en 1958, au fioul.
Les premières portes de garage en 1968
La diversification vers les fermetures est intervenue en 1968. « Mon père travaillait avec un fournisseur allemand pour les cuves de fioul, se souvient Bertrand Courvoisier, dirigeant de l’entreprise de Vieux-Charmont. Ce fournisseur a pressenti la baisse du marché et a commencé à faire de la porte de garage. Des portes à ressorts, et non plus à contrepoids ; c’était plus facile à manipuler. » Et c’est ainsi que Courvoisier s’est également diversifié sur le marché des fermetures. Aujourd’hui, l’entreprise propose des fenêtres, portes, volets, stores, portes de garage, portails, pergolas, vérandas. Avec de plus en plus souvent des motorisations, voire de la domitique : 90 % des réalisations sont aujourd’hui au minimum robotisées.
Courvoisier disposait de trois sites : le siège à Montbéliard, à côté du commissariat, une annexe entre Courcelles et Montbéliard (le charbon était livré par péniche, autrefois) et une autre à Voujeaucourt pour le stockage du fioul. Une expropriation pour construire la Grand Canal (projet abandonné depuis) a entrainé le déménagement à Vieux-Charmont, en 2002.
L’entreprise réalise aujourd’hui 70 % de son activité auprès de particuliers, et 30 % auprès d’entreprises. La grande majorité des produits qu’elle vend et installe provient de fournisseurs, « mais chaque projet est du sur-mesure », explique Marie Courvoisier, fille aînée du dirigeant. « Certains industriels ont su industrialiser le sur-mesure », renchérit Bertrand Courvoisier : taille, dimension, couleurs, motorisation, domotique sont aujourd’hui à la carte. Et pour les projets vraiment spécifiques (par exemple de taille très importante) ou pour les urgences (par exemple une vitrine cassée), l’entreprise dispose d’un atelier de fabrication de menuiseries en aluminium.
La réactivité est l’un des critères de qualité de l’entreprise Sa zone de chalandise est donc étroitement liée à l’implantation de ses agences : jusqu’à Rouffach au nord, le Sundgau alsacien à l’est, L’Isle-sur-le-Doubs au sud et Luxeuil/Vesoul.
La transmission engagée
Ce vendredi 18 septembre, Courvoisier célébrera ses cent ans avec une table ronde à l’Atria sur le thème « Comment construire des entreprises qui durent », suivie d’une soirée à Vieux-Charmont (les deux événements étant sur invitations).
S’il devait répondre à la question posée par la table ronde, Bertrand Courvoisier évoque la transmission. Pourtant, lorsque sa fille a évoqué cette possibilité pour la première fois, il n’a pas sauté de joie :il était en train de se débattre pour sortir l’entreprise de deux années plombées par le covid, avec des marchés à rattraper et des chantiers à honorer malgré les retards et les manques de matières premières. Et puis l’idée a cheminé dans sa tête et aujourd’hui il se dit près à passer la main dès lors qu’il aura le sentiment de devenir un frein pour l’entreprise.
Sa fille, Marie, ne semble pas pressée. « J’ai encore beaucoup à apprendre », relève-t-elle, même si elle a conscience d’avoir beaucoup évolué en quatre ans au sein de la société. Mais succéder à son père à la tête de l’entreprise lui a toujours semblé une évidence, surtout depuis qu’elle a commencé à travailler durant ses vacances scolaires : « Je me suis toujours senti chez moi. J’ai le sentiment d’être là à ma place. »
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