Un professeur de Giromagny meurt dans l’ascension du mont Blanc

Un professeur d’EPS du collège Val de Rosemont de Giromagny est mort alors qu’il tentait l’ascension du mont Blanc. Les gendarmes-secouristes du peloton de gendarmerie de haute-montagne (PGHM) de Chamonix-Mont-Blanc (Haute-Savoie) ont retrouvé son corps ce mardi matin.

Un professeur d’EPS du collège Val de Rosemont, à Giromagny, est mort alors qu’il tentait l’ascension du mont Blanc. Les gendarmes-secouristes du peloton de gendarmerie de haute-montagne (PGHM) de Chamonix-Mont-Blanc (Haute-Savoie) ont retrouvé son corps ce mardi matin.

Ludovic Mazimann, la quarantaine, résidait à Grosmagny. Il était professeur d’éducation physique et sportive (EPS) au collège Val de Rosemont, à Giromagny. Il est mort alors qu’il tentait de gravir le mont Blanc. Son corps a été retrouvé ce mardi matin par les gendarmes-secouristes du peloton de gendarmerie de haute-montagne (PGHM) de Chamonix-Mont-Blanc (Haute-Savoie). Les militaires avaient publié, lundi, un appel à témoin, après avoir été alerté par la famille. On était sans nouvelles du randonneur depuis le mardi 16 juillet. Il venait de passer par la cabane des Rognes (2 768 mètres).

Secteur d’alpinisme

Son corps a été retrouvé dans un couloir « de rocailles et de rochers », apprend-t-on auprès du peloton. Selon les gendarmes, il a chuté alors qu’il arrivait au sommet de l’aiguille du Goûter (3 800 mètres), qu’il a gravi depuis l’arête Payot, située sur la partie gauche, en regardant le sommet, du couloir du Goûter. Ludovic Mazimann a fait une chute de 300 mètres de hauteur, dévalant le couloir sur plus de 500 mètres. La pente avoisine, au sommet, les 50 à 60° précisent les gendarmes. Ces derniers confirment le projet du randonneur de tenter l’ascension du mont Blanc, alors qu’il n’avait pas, toujours selon les secouristes, le matériel adéquat. Dans ce secteur, ce n’est plus de la randonnée, c’est de l’alpinisme. Au sommet de l’arête, on trouve des « passages soutenus en escalade », constate le PGHM. Ce sont des passages très étroits, qui flirtent avec le vide. « Surtout, on ne les pratique pas seuls », insiste l’unité de secours en montagne. Dans ce secteur, on est même encordé. « Les circonstances de son décès semblent démontrer une méconnaissance totale de l’ascension du mont Blanc », évoque de son côté l’AFP, en citant également le PGHM. La frontière entre l’alpinimse et la randonnée est justement la cabane des Rognes, où le randonneur a été aperçu pour la dernière fois.

Bénévole à l’US Giromagny VTT

L’arête Payot, empruntée par Ludovic Mazimann, n’est plus la voie utilisée pour gravir le mont Blanc. C’est un secteur qui est régulièrement fouillé par les gendarmes lorsqu’il y a des recherches. C’est souvent le chemin emprunté pour grimper l’aiguille du Goûter lorsque l’on se trompe d’itinéraire. Ce chemin parait plus simple depuis le bas.

Sur les réseaux sociaux, la nouvelle a ému. Les témoignages d’affection se sont multipliés à l’égard de la famille. Et de nombreuses personnes ont rappelé qu’il était le professeur d’EPS de leur enfant. Ludovic Mazimann était également bénévole à l’US Giromagny VTT. Le site Web du club a rendu hommage au randonneur, en début d’après-midi ce mardi.