Un contrat local de santé à l’échelle du nord Franche-Comté

Un contrat local de santé a été construit à l’échelle du nord Franche-Comté. Il a été signé lundi 21 octobre, à l’Axone, à Montbéliard. L’idée est de coordonner des actions cohérentes sur l’ensemble du territoire, en termes de prévention et d’amélioration des parcours de santé.

Un contrat local de santé a été construit à l’échelle du nord Franche-Comté. Il a été signé lundi 21 octobre, à l’Axone, à Montbéliard. L’idée est de coordonner des actions cohérentes sur l’ensemble du territoire, en termes de prévention et d’amélioration des parcours de santé.

Cinq intercommunalités : Pays de Montbéliard Agglomération, Grand Belfort, Sud Territoire, Vosges du Sud et Pays d’Héricourt. 196 communes. 311 824 habitants (Insee, 2016). Le contrat local de santé du nord Franche-Comté s’étend sur ce périmètre. Il a été approuvé en conseil syndical du pôle métropolitain au mois de juillet et a été signé par tous les partenaires le 21 octobre. C’est le territoire de contractualisation le plus peuplé de Bourgogne-Franche-Comté, représentant 11 % de la population. Ce contrat est signé avec l’agence régionale de santé (ARS). « Il vise la promotion de la santé, la prévention, aussi bien que les politiques de soins et l’accompagnement médico-social, dans un objectif de réduction des inégalités sociales et territoriales de santé », détaille le pôle métropolitain Nord-Franche-Comté dans le dossier de presse. Dans son projet régional de santé, signé en 2018, l’ARS insiste sur « la cohérence entre les actions conduites par les collectivités locales et celles inscrites dans le PRS sera systématiquement recherchée dans les contrats locaux de santé ».

Le premier objectif est de développer la prévention et la promotion de la santé. Sept actions sont programmées à ce sujet : nutrition, accompagnement sportif, dépistage… Le second est la promotion d’un environnement favorable à la santé, en étant vigilant à la qualité de l’eau, en luttant contre l’ambroisie et en améliorant l’habitat. « Une action visera par exemple la lutte contre les risques auditifs et l’amélioration acoustique des bâtiments accueillant des enfants », évoque le pôle métropolitain.

89 médecins pour 100 000 habitants

Le troisième axe consiste à améliorer le parcours santé. Il s’intéresse particulièrement aux personnes âgées. « Si le territoire enregistre un vieillissement moins marqué que dans le reste de la région, le nord Franche-Comté compte cependant près de 28 000 personnes âgées de 75 ans et plus, soit 9 % de sa population », indique le pôle métropolitain. Une filière gériatrique est envisagée pour « permette la collaboration entre services à domicile, établissements de soins et établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ». Ce troisième axe concerne aussi les plus précaires. « Avec un taux de pauvreté supérieur à la moyenne régionale sur un territoire qui compte 13 quartiers prioritaires « politique de la ville » (représentant plus de 12 % de la population), le contrat prévoit un effort pour l’adaptation et la personnalisation de l’accompagnement vers la santé des plus fragiles », indique le dossier de presse. Un espace mobile de santé est expérimenté dans le Territoire de Belfort pour informer sur « l’accès aux droits de santé que l’accès à des actions de santé ».

Le dernier objectif vise à renforcer l’accès aux soins, alors que le nord Franche-Comté affiche une densité de médecins généralistes de 89 pour 100 000 habitants, contre 105 à l’échelle nationale. D’autres catégories de professionnels de santé, comme les kinésithérapeutes, sont également en tension (50 pour 100 000 habitants en nord Franche-Comté contre une moyenne nationale de 112).

Si le contrat est signé à l’échelle du pôle métropolitain, c’est à chaque communauté de communes de s’en saisir pour mettre en place les actions. 29 actions sont inscrites.

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