Présidentielle : en Alsace, le sprint final pour la propagande électorale

« C’est la dernière ligne droite » : à Rouffach (Haut-Rhin), les salariés de l’entreprise 3ma group mettent les bouchées doubles pour finaliser d’ici à mercredi minuit la mise sous pli de millions de plis électoraux, à quatre jours du premier tour de la présidentielle.

Damien Stroka – AFP

« C’est la dernière ligne droite » : à Rouffach (Haut-Rhin), les salariés de l’entreprise 3ma group mettent les bouchées doubles pour finaliser d’ici à mercredi minuit la mise sous pli de millions de plis électoraux, à quatre jours du premier tour de la présidentielle.

Dans les ateliers de cette entreprise spécialisée dans la « communication multicanal » pour entreprises, le bourdonnement des machines est omniprésent. À l’image des autres entreprises chargées de la même tâche à travers la France, les salariés de la société haut-rhinoise sont « mobilisés à 100% » pour que les programmes et les bulletins de vote des 12 candidats soient conditionnés à temps, explique à l’AFP le directeur général, Olivier Tschirhart.

« On est dans la dernière ligne droite, c’est un challenge », abonde Christian Blum, 59 ans, responsable fabrication. En 2017, cette entreprise installée au pied des Vosges a remporté un appel d’offre d’assemblage de documents électoraux. Une activité non négligeable puisqu’elle représente environ « 15% du chiffre d’affaires de la société », explique M. Tschirhart. Pour le premier tour dimanche de la présidentielle, 3ma doit donc assembler les professions de foi des 12 candidats et leur bulletin de vote, respectivement fournis par des imprimeurs et l’Imprimerie nationale.

À plein régime

Les opérateurs doivent ensuite glisser le tout dans des enveloppes sur lesquelles il leur faut encore imprimer les noms et adresses des électeurs des cinq départements dont l’entreprise a la charge (Bas-Rhin, Meurthe-et-Moselle, Doubs, Côte-d’Or et Jura). Le défi est de taille : faire rentrer 54,5 millions de documents dans 2,3 millions d’enveloppes, le tout avant minuit mercredi.

La Poste se charge ensuite de distribuer les enveloppes. Cette année, l’entreprise publique n’aura même pas à les trier. Chaque carton sera composé en fonction de la tournée de chaque facteur. Au total, pour les deux tours, plus de 5,5 millions d’enveloppes vont sortir des lignes de 3ma, et autant pour les législatives de juin, détaille M. Tschirhart. Autant dire que depuis quelques jours, c’est l’effervescence dans les 12 000 m2 d’ateliers, dont la moitié est désormais dévolue à cette activité pré-électorale.

Tout tourne à plein régime, en 3×8, et les 200 salariés sont épaulés pour l’occasion par 150 intérimaires. « Tout le monde est sollicité. En fonction des disponibilités de chacun, on vient certains jours, à certains horaires », témoigne Justine Kubler. Assistante commerciale en temps normal, la jeune femme s’affaire cet après-midi sur une assembleuse. « J’approvisionne la machine avec les différents programmes et bulletins », explique la jeune femme de 33 ans. L’appareil « plie un document et met les 11 autres dedans (…) pour permettre ensuite la mise sous pli ».

"Opération lourde"

Parfois, en fonction de la qualité du papier ou de l’impression, les documents passent mal : quelques caisses de papiers froissés, la « gâche », témoignent de ces « bourrages ». « Il y a environ 5% de déchets » mais les imprimeurs livrent plus de stocks en prévision, explique Olivier Tschirhart. À l’atelier impression, Alain Henry dépose sur un tapis des enveloppes estampillées « Ministère de l’Intérieur – Urgent » : la machine va y imprimer les noms et adresses des électeurs.

« On charge les enveloppes, on vérifie qu’elles sont conformes. On les aligne pour qu’il n’y ait pas de dysfonctionnements », détaille cet intérimaire de 66 ans. Après les « couacs » observés l’an passé lors des élections régionales et départementales, c’est La Poste qui a récupéré la distribution de la propagande électorale. De nombreux électeurs n’avaient reçu aucun document et l’Etat, invoquant des « dysfonctionnements inacceptables », avait résilié le marché avec la société Adrexo, chargée depuis 2020 d’une partie de la distribution.

Les entreprises comme 3ma ne s’occupaient pas de distribuer la propagande électorale et n’étaient donc pas responsables de ce raté, rappelle Olivier Tschirhart. Malgré tout, « nous avons donné des assurances » et « nous nous sommes organisés (…) L’élection présidentielle est une opération lourde » qui « demande précision » et « suivi » : « c’est le scrutin le plus important parce qu’il emmène le reste ».

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