Présidentielle : 12 candidats sur la ligne de départ

Douze candidats sont lancés dans la course à l’Elysée d’avril 2022. Qui sont-ils, et que proposent-ils ?

Douze candidats sont lancés dans la course à l’Elysée d’avril 2022. Qui sont-ils, et que proposent-ils ?

Emmanuel Macron

Emmanuel Macron, 44 ans, espère devenir le premier président de la Ve République réélu au suffrage universel hors cohabitation. Enarque, ancien banquier d’affaires, ex-ministre de l’Economie de François Hollande, il était devenu en 2017 le plus jeune président de la République, à seulement 39 ans. Il a commencé lundi sa campagne et caracole en tête des sondages, ayant même dépassé la barre des 30% d’intentions de vote au premier tour depuis le début du conflit russo-ukrainien. Son programme n’a pas encore été dévoilé, mais le chef de l’Etat en a esquissé les principaux contours: parachèvement de la réforme des retraites (passage de l’âge légal à 65 ans, convergence des régimes), éducation (davantage d’autonomie pour les chefs d’établissements), et pouvoir d’achat (suppression de la redevance audiovisuelle, notamment).

Marine Le Pen

En deuxième position dans les sondages (15% à 18% selon les instituts), la candidate du Rassemblement national espère cette fois-ci battre Emmanuel Macron au second tour. Lors de son deuxième essai à la présidentielle en 2017, elle s’était inclinée devant l’actuel président, obtenant 33,9% des voix. Avocate, longtemps élue au Parlement européen, l’opposante de 53 ans est désormais députée du Pas-de-Calais et à la tête du RN (ancien Front national) depuis 2011. Elle a confié les rênes du parti à son second Jordan Bardella le temps de la campagne. Elle souhaite notamment baisser la TVA à 5,5% sur l’électricité, le gaz et les carburants, un référendum sur l’immigration afin de la limiter en inscrivant la priorité nationale dans la Constitution, ainsi qu’un projet de loi destiné à combattre l’islamisme « partout ».

Eric Zemmour

Ancien éditorialiste du Figaro et de Cnews, Eric Zemmour, 63 ans, fait sa première campagne présidentielle sous la bannière de Reconquête!. L’essayiste promet, entre autres, une « immigration zéro », l’interdiction du port du voile dans l’espace public et une bourse de naissance de 10.000 euros pour les enfants nés en milieu rural. Après une percée inattendue pour ce nouveau venu en politique, le candidat d’extrême-droite semble en difficulté depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, pénalisé par ses déclarations jugées prorusses, ou ses positions sur les réfugiés ukrainiens. Dernièrement, il chevauche en troisième position des intentions de vote au premier tour (entre 11% et 14%), largement distancé par Emmanuel Macron, talonnant Marine Le Pen et au coude-à-coude avec Valérie Pécresse et Jean-Luc Mélenchon.

Valérie Pécresse

Ancienne ministre du Budget sous Nicolas Sarkozy, présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, 54 ans, lance son mouvement Libres! en 2017 et quitte Les Républicains en 2019… pour y adhérer de nouveau en 2021 en vue du congrès LR. En décembre, elle y remporte la primaire face à Eric Ciotti et devient la première femme candidate de la droite française. Si elle est élue, la candidate entend notamment augmenter les salaires des Français de 3% dès l’été 2022, instaurer des quotas d’immigration ou encore parvenir à la neutralité carbone d’ici à 2050 via le nucléaire. Un meeting au Zénith de Paris peu convaincant, des suspicions de fraude à la primaire LR… sa campagne, qu’elle n’avait pas hésité à comparer au « retour du Jedi », patine sérieusement. La candidate décroche dans les sondages et oscille dorénavant entre 10% et 13% des intentions de vote.

Jean-Luc Mélenchon

Celui qui a quitté le PS en 2008 en est, à 70 ans, à sa troisième présidentielle sous ses propres couleurs de gauche radicale. En 2017, il termine en quatrième position avec 19,6% des voix. Le député des Bouches-du-Rhône espère être en position de rééditer une dynamique similaire et cette fois rallier le second tour, s’appuyant sur des sondages à la hausse ces dernières semaines (entre 10 et 13%). Il milite pour la convocation d’une assemblée constituante afin de passer à une VIe République, qu’il prévoit plus parlementaire, avec davantage de pouvoirs de contrôle donnés aux citoyens. Il entend par ailleurs passer un décret d’urgence sociale instaurant notamment le blocage des prix de l’énergie et de cinq fruits et légumes et le SMIC à 1.400 euros. Il compte organiser une « planification écologique ».

Yannick Jadot

Première présidentielle pour le candidat écologiste (EELV) de 54 ans, après s’être rangé en 2017 derrière le socialiste Benoît Hamon. En 2019, l’ancien de Greenpeace France hisse les Verts en troisième position des élections européennes, avec 13,5% des voix. Parmi les mesures phare de son programme figurent l’interdiction de la chasse pendant les week-ends et vacances scolaires, la rénovation thermique subventionnée pour les ménages modestes, le « pass liberté climat » pour que les jeunes puissent se déplacer de façon illimitée en TGV, TER, transports en commun, vélos en libre-service partout en France « avec une seule carte unique »… Mais l’eurodéputé est, dans les sondages, loin d’une qualification pour le second tour, stagnant autour de 5% des intentions de vote.

Fabien Roussel

Pour le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), cette campagne présidentielle est aussi une première. Le député du Nord de 52 ans, ancien journaliste, a connu une belle percée dans les sondages, passant de 2 % à près de 5% selon les dernières estimations, grâce notamment à des formules chocs comme « un bon vin, une bonne viande, un bon fromage, » ou encore « le roussellement ». Smic porté à 1.900 euros brut, triplement de l’impôt sur la fortune (ISF), et nationalisation d’EDF et d’Engie comptent parmi les principales propositions de son programme.  

Anne Hidalgo

Malgré de nombreux déplacements sur le terrain, la première course présidentielle de la maire de Paris s’est effondrée au fil des semaines. Ancienne inspectrice du travail et membre du cabinet de Martine Aubry au ministère de l’Emploi entre 1997 et 2002, la candidate PS de 62 ans n’est créditée que de 1,5% à 3% des intentions de vote au premier tour. Son programme prévoit notamment une augmentation du Smic de 200 euros net et une revalorisation des salaires, notamment des enseignants en début de carrière, un grand plan de rénovation énergétique des bâtiments basé sur un nouveau dispositif (aucun frais à avancer au moment des travaux) et la création du Référendum d’initiative citoyenne.

Jean Lassalle

Le candidat du parti Résistons!, 66 ans, avait obtenu 1,21% des suffrages à la présidentielle de 2017, un score qu’il pourrait dépasser en avril à en croire les derniers sondages, qui lui donnent près de 2% d’intentions de vote au premier tour. Député des Pyrénées-Atlantiques depuis 2002, maire de Lourdios-Ichère durant plus de quarante ans, le Béarnais porte la voix de la ruralité et de ses travailleurs au coeur de sa campagne. Jean Lassalle prône par exemple une redistribution de la PAC (Politique agricole commune) en faveur des paysans qui respectent leur terre et leurs bêtes.

Nicolas Dupont-Aignan

Candidat pour la troisième fois, Nicolas Dupont-Aignan, 61 ans, avait obtenu 1,79% des voix en 2012 et 4,70% en 2017 où il s’était allié à Marine Le Pen pour le deuxième tour. Cette fois, le souverainiste, qui croit dur comme fer en son espace politique entre droite et extrême-droite, a choisi de faire de nouveau cavalier seul. Mais la concurrence d’Eric Zemmour a tendance à marginaliser sa candidature qui navigue autour des 2% dans les sondages. Parmi ses propositions, le député de l’Essonne plaide pour la suppression du droit du sol, le remplacement de l’UE par une communauté de nations libres et la réduction de l’immigration en votant un plafond chaque année au Parlement.

Nathalie Arthaud

Enseignante, ancienne élue locale et plusieurs fois candidate à des élections législatives et européennes, Nathalie Arthaud, 52 ans, reprend le flambeau d’Arlette Laguiller pour représenter LO à la présidentielles de 2012 où elle réalise 0,56% des voix au premier tour. Après une nouvelle campagne en 2017 (0,64% des suffrages), c’est la troisième fois quelle se présente à la course à l’Elysée. Les récents sondages lui promettent un score équivalent. Avocate d’un « communisme révolutionnaire » basé sur les « luttes collectives » du monde du travail, son programme propose « qu’aucun salaire, allocation ou pension ne soit inférieur à 2.000 euros par mois ».

Philippe Poutou

Ancien ouvrier et syndicaliste, Philippe Poutou, 54 ans, se présente pour la troisième fois consécutive à la présidentielle sous les couleurs du Nouveau parti anticapitaliste (NPA, ex-LCR), après avoir obtenu 1,15% des voix en 2012 et 1,09% en 2017. Les derniers sondages lui promettent un score proche des précédents. Partisan d’une « rupture avec le capitalisme », le candidat d’extrême gauche demande notamment « l’expropriation de l’industrie pharmaceutique », le « désarmement de la police » ou encore « l’arrêt du nucléaire en 10 ans », ainsi qu’une agriculture « libérée du productivisme ».

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