La France publie un plan pour protéger les 150 lynx de son territoire

Le premier plan national pour protéger le lynx boréal, disparu en France au début du XXe siècle avant d’être réintroduit, a été publié mi-mars et vise à « rétablir l’espèce dans un bon état de conservation », a indiqué vendredi le ministère de la Transition écologique à l’AFP.

(AFP)

Le premier plan national pour protéger le lynx boréal, disparu en France au début du XXe siècle avant d’être réintroduit, a été publié mi-mars et vise à « rétablir l’espèce dans un bon état de conservation », a indiqué vendredi le ministère de la Transition écologique à l’AFP.

Ce plan national porte sur la période 2022-2026 et vise à mieux protéger le plus grand félin sauvage présent en Europe et qui reste menacé d’extinction en France où il compte environ 150 individus. « La situation de sa population reste (…) préoccupante et contrastée selon les massifs » où il est présent, le Jura et les Alpes et en nombre très faible dans les Vosges, souligne la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili en introduction de ce document de près de 200 pages.

Ce plan vise notamment à « faciliter les échanges de populations entre les massifs, avec un travail particulier sur les collisions routières, lutter contre les destructions illégales », alors que le lynx est victime de braconnage, mais aussi prendre en compte des dégâts sur le gibier et « améliorer la coexistence avec les activités cynégétiques » des chasseurs voyant d’un mauvais œil la concurrence de ce prédateur, détaille la ministre.

Des expertises scientifiques seront mises en place lors de la première année du plan pour « collectivement fonder les actions à venir sur des bases scientifiques reconnues et partagées », souligne Barbara Pompili. Le plan national « vise à rétablir l’espèce dans un bon état de conservation sans réintroduction, ni régulation ». Dans le massif des Vosges toutefois, où l’espèce est présente en très petit nombre et est en danger critique d’extinction, le plan n’exclut pas des « renforcements de population » en menant une concertation pour que de telles opérations soient couronnées de succès.

De précédentes réintroductions de lynx n’ont pas bien fonctionné. En cas de braconnage, le conseil scientifique devra « éclairer une éventuelle décision quant au remplacement des individus morts ». Il n’est pas prévu en revanche de tuer un quota de lynx, comme cela est le cas pour le loup. Pour assurer la diversité génétique et la survie de l’espèce, l’association Férus et le Centre Athénas, spécialisé dans la sauvegarde du lynx, réclament des réintroductions de lynx, mais chasseurs et éleveurs y sont opposés, préférant que l’animal « s’étende naturellement ».

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