La citadelle de Belfort prise d’assaut par des militaires [photos]

Une centaine de militaires ont pris part ce mercredi matin à une manœuvre d’envergure. Ils devaient prendre d’assaut la citadelle de Belfort. Des militaires étrangers ont pris part à la manœuvre, ainsi que des hélicoptères et des avions de chasse. Reportage.

Une centaine de militaires ont pris part ce mercredi matin à une manœuvre d’envergure. Ils devaient prendre d’assaut la citadelle de Belfort. Des militaires étrangers ont participé à la manœuvre, ainsi que des hélicoptères et des avions de chasse. Reportage.

Il est 10 h. Un Chinook de l’armée britannique surgit derrière la colline des Perches, à Danjoutin. Il est suivi de près, en protection, d’un hélicoptère Tigre, de l’armée française. Au pied du fort des Perches, une trentaine de militaires descendent de l’aéronef. La troupe se déploie. 10 h 01. Un avion de chasse fend le ciel belfortain dans un bruit assourdissant. Quinze minutes plus tard, dans une nouvelle rotation, le Chinook transporte un mortier de 120 mm, pesant près de 700 kg. Il est accroché à un filin. La manœuvre est délicate. Dangereuse, car il faut anticiper les mouvements de la charge. L’élément d’artillerie est suspendu en-dessous de l’hélicoptère. Le ciel est chargé. La pluie, fine, réduit la visibilité. Objectif, la citadelle de Belfort, inviolée depuis le XIXe siècle.

Une centaine de participants

Ce mercredi matin, un exercice d’envergure a été menée à Belfort. Une centaine de militaires ont pris d’assaut la résidence du lion de Belfort. Un exercice interarmes, interarmées et interalliés. « Près de soixante-dix militaires étrangers, Anglais, Belges et Canadiens participent à l’exercice », confie le lieutenant Aurélie, chargée de communication du 1er régiment d’artillerie de Bourogne. Des hélicoptères anglais participent à la manœuvre, ainsi que de nombreux éléments de régiments français : 35e régiment d’infanterie ; le groupe de commandos parachutistes du 35e régiment d’artillerie parachutiste ; le 31e régiment du génie ; 1er et 3e régiment d’hélicoptères de combat ; 2e régiment de Hussard ; et la Base aérienne 113 de Saint-Dizier. Au cours de cette opération, près d’une cinquantaine de militaires arrivent sur zone par hélicoptère. Des blessés seront même évacués par moyens aériens à 11 h 30.

Au cours de l’exercice, deux points de contact sont programmés par les préparateurs. Des tirs de mortiers sont prévus pour neutraliser des missiles sol-air, menaçant les hélicoptères qui tournoient dans le ciel belfortain pendant près de 2 heures 30. « Nous mettons en pratique ce que nous faisons en opération, en mettant tous les éléments en mission, explique le lieutenant Aurélie. Chaque arme a ses objectifs d’entraînement. Le but est que chacun développe ses compétences et s’adapte aux autres. » Cet exercice permet aussi « d’entraîner les sections mortiers, les équipes d’observateurs [et] les contrôleurs aériens avancés du Royal Artillerie », relève le régiment, « en offrant l’opportunité d’expérimenter de nouvelles procédures et savoir-faire innovants ».

7e édition du Royal Blackhawk

11 h. Depuis une heure, des militaires progressent depuis le fort des Perches vers la citadelle de Belfort. Ils sont tapis dans les taillis. L’assaut est donné. En quelques secondes, l’ennemi est neutralisé. On accuse quelques pertes. Une évacuation est programmée alors que les troupes se déploient pour tenir l’objectif. 20 minutes plus tard, le bruit singulier qui pétarade du Chinook retentit. L’hélicoptère lourd avec deux rotors en tandem surgit et se pose sur la plaine en contrebas du fort Blanc, connu pour avoir été le lieu du simulacre d’exécution de Georges Blind en octobre 1944, rendu célèbre par la photo du Fusillé souriant. Il est 11 h 30. L’exercice se termine. On regagne la base.

Cet assaut s’intègre dans une manœuvre plus globale, le Royal Blackhawk, programmée du 7 au 18 octobre. Un événement organisé par le 1er régiment d’artillerie. C’est la 7 édition. Près de 300 militaires prendront part à cet exercice, qui se déroule dans le Territoire de Belfort et dans le Doubs. « Une remarquable occasion d’échanges et de partage d’expérience mais également une opportunité de développer l’interopérabilité pour être toujours plus fort dans nos engagements extérieurs », précisent les militaires. Belfort a pu le constater.

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