Fimu : le duo Sahel Roots fait 17h en scooter pour se rendre au Soko Festival

Le duo Sahel Roots, présent au Fimu, a une histoire pas comme les autres à raconter. Le Fimu, c’est la consécration après un périple au mois de janvier, qu’ils racontent ce vendredi 3 juin lors d’une rencontre. 

Le duo Sahel Roots, qui a joué au Fimu tous les jours du festival, a une histoire pas comme les autres à raconter. Le Fimu, c’est la consécration après un périple au mois de janvier, qu’ils racontent ce vendredi 3 juin lors d’une rencontre. 

Dans ce duo malien, il y a deux membres. Alasanne Samaké, venu avec sa calebasse, son tam-tam et sa voix si particulière. Et Adama Sidibé venu avec son sokou, son violon monocorde, ainsi qu’un djourou kelen (une guitare monocorde mandingue). Ils se sont rencontrés en 2015, lors d’un festival au Mali. « Je l’ai aperçu avec son sokou », sourit Alasanne en parlant d’Adama. En 2018, ils se recroisent, par hasard. Avec d’autres artistes, ils se lient par l’idée de composer une chanson sur la paix. Leur histoire commence. Une colocation, à 30 km de Bamako. La construction d’un répertoire. Le travail, les répétitions. Tout ça, pour être prêt pour le Soko festival, qui s’est déroulé en janvier à Bamako. 

Harouna, leur manager, raconte :  « Nous avions un vol prévu pour mercredi 12 janvier », se remémore-t-il. « Mais le Mali a été mis sous embargo et tous les pays limitrophes ont été fermés ». Pour autant, l’équipe ne se décourage pas. « On avait trop travaillé pour s’arrêter là », raconte fièrement Alassane. « On voulait coûte que coûte y aller », rajoute Adama. 

Leur histoire relève du fantastique. Sur trois scooters, avec trois experts, ils traversent la frontière en traversant forêt,cambrousse, chemin boueux en convainquant les gardes pour passer. Ils rient en cœur. « On avait tout avec nous. Les instruments, nos affaires. On ne s’est même pas arrêté pour dormir. Bon, ça nous a coûté très cher… » Après 17h de route, le groupe arrive finalement à temps : « On est arrivé, on a eu le privilège d’ouvrir le festival. Et on est ressorti lauréat », détaille pudiquement Alassane.  Le groupe a en effet été sacré lauréat de la 7ème édition du Soko festival, avant d’entamer une tournée d’une 15aine de dates. Paris, Marseille, Lyon, Angers, Nancy, Brest… « Vraiment on a tout aimé », narre Adama. « Et le Fimu pour finir en jouant tous les jours, c’est le top », complète Alassane. 

Un album plus tard

Cette passion pour la musique, cette envie de vaincre, ils la tiennent de loin. Il tire ses racines du rap. « J’ai commencé comme ça il y a plusieurs années. Après, j’ai commencé la calebasse », sourit-il. Il raconte aussi, fièrement, l’histoire de son ami et partenaire, Adama.  « Son histoire est particulière. Il manie le violon monocorde depuis l’enfance. C’est son grand-père, berger, qui lui a appris à en jouer sur les chemins.» Il poursuit : « Il a finalement été repéré à 14 ans car sa pratique du Sokou impressionnait. Il est rentré dans une troupe où il a fait de la musique, de la danse…» 

Quant à une manière de définir leur musique, depuis qu’ils se sont liés, Alassane l’affirme : « Il n’y en a pas vraiment. Il y a des influences jazz, de musiques traditionnelles…» Ce qu’ils veulent, c’est « que la musique parle au fond du coeur ». Les deux chantent dans leur langue paternelle : le Songhay et le Peul. Parfois, ils mélangent au sein de leur musique les deux langues. Parfois, l’un laisse la place à l’autre pour exprimer son art, en l’accompagnant à l’instrument. Leur album de 6 titres vient de sortir, il s’appelle Diakar. « Ca veut dire violon, en Songhay », sourit Adama. 

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