Un projet de centrale photovoltaïque pointe le bout de son nez à Bondeval

Le Maire de Bondeval a signé un accord avec la SEM SIPEnR et la SEM EnR Citoyenne pour la réalisation d’une centrale photovoltaïque au sol jeudi 22 juillet. C’est un projet local  de 2.3 millions d’euros qui devrait voir le jour d’ici 2025, si le permis de construire est autorisé d’ici deux ans.

Le maire de Bondeval a signé un accord avec deux entreprises publiques, la SEM SIP EnR et la SEM EnR Citoyenne, pour la réalisation d’une centrale photovoltaïque au sol jeudi 22 juillet. C’est un projet local  de 2,3 millions d’euros qui devrait voir le jour d’ici 2025, si le permis de construire est délivré d’ici deux ans.

Le terrain d’environ 6 hectares prévue pour construire une centrale photovoltaïque est une carrière à l’abandon depuis 2006; il est aujourd’hui à l’état de friche. La commune de Bondeval a envisagé d’y réaliser une centrale photovoltaïque au sol dans le cadre de son engagement pour la transition écologique.

Une production qui pourrait donner de l’énergie à 2 300 habitants

« Une étude de qualification a montré la pertinence d’envisager une centrale photovoltaïque sur ce site », annonce le communiqué de presse de la commune. La parcelle exploitable est de 3 hectares et permettra, selon l’estimation faite par les experts, de produire 3 100 000 kWh, soit l’équivalent de la consommation domestique spécifique de 2 300 habitants. Le but pour la commune, c’était que ce projet soit porté vers la transition énergétique. Le 22 juillet, la commune a signé la convention conjointe avec les acteurs engagés dans le projet. Prévision : 2025, pour la mise en service du site. D’ici là, plusieurs étapes. « Un comité a été mis en place pour mener des études environnementales sur un an », explique Jean-Daniel Marie, président directeur général de SEM EnR Citoyenne, l’un des acteurs du projet. « D’ici 2023, on devrait avoir le permis de construire » espère-t-il, confiant.

« Le déclic, ça a été les sociétés privées »

Le maire de Bondeval, Guy Barbier, se rappelle les débuts du projet. « Fin 2019, on a été contactés par des sociétés privées qui souhaitaient investir la clairière pour un projet de centrale photovoltaïque. » La carrière était protégée par un périmètre de protection de source, inexploitable industriellement; le maire réfléchit à cette possibilité. Il contacte alors le Pays de Montbéliard Agglomération, qui le met en relation avec SEM Energies Renouvelables Citoyenne, un acteur local et public en prime. « C’est ça qui nous a plu dans le projet. C’était de pouvoir garder une forme de gouvernance sur notre carrière et ce qui allait se faire. Le fait de travailler avec des acteurs publics, ça permet de ne pas perdre la main. Avec des sociétés privées, ça n’aurait pas été pareil. Mais il n’empêche que le déclic pour l’exploitation, ça a été les sociétés privées. »

Des acteurs locaux et nationaux au service de Bondeval

La commune de Bondeval a commencé un travail avec la société SEM Energies Renouvelables Citoyenne (SEM EnR Citoyenne). Implantée dans le territoire depuis 2016, cette SEM est un acteur local. Une « boite à outil publique », comme l’appelle le président Jean-Daniel Maire. L’entreprise publique se charge de développer les projets des communes, de prodiguer des conseils, mais surtout  de financer des projets liés aux énergies renouvelables du Jura et du Doubs. Le communiqué de presse annonce que ce partenaire leur permet d’avoir « une implication forte des acteurs locaux (citoyens, associations, entreprises locales). Ce modèle permet aux collectivités de rester maîtres de leurs projets. » Jean-Daniel Maire, le président directeur général explique que leur travail au sein du projet consiste à « mettre en place un comité de pilotage, avec tous les acteurs concernés : la commune, les entreprises. Par la suite, quand on aura les autorisations, on associera la population pour des financements. » Il continue : « Notre rôle, c’est d’être un véritable outil public pour la commune, pour donner des conseils, et accompagner les aides financières. » Le deuxième acteur est SEM SIP EnR qui s’est chargé du développement du financement de l’exploitation des moyens de productions d’énergies. Cette entreprise nationale a aidé la SEM SIP EnR, car elle était plus ancienne, nous explique Jean-Daniel Maire ; « Cette entreprise nous a permis à nous d’avoir un relais, de l’expertise car nous, nous sommes encore tous neufs.»  Le maire de Bondeval complète : « C’est vrai que la SEM locale n’avait jamais travaillé sur des panneaux photovoltaïques, mais seulement sur des éoliennes. Ca a permis d’avoir une double expertise » admet-il.

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