En marche vers un renforcement de la prévention de la santé au travail

Laurent Pietraszewski, secrétaire d'État auprès de la ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion, chargé des Retraites et de la Santé au Travail, . (Photo préfecture du Territoire de Belfort)

Le secrétaire d’Etat chargé de la santé au travail, Laurent Pietraszewski, a passé la journée de ce jeudi dans le Territoire de Belfort : il espère publier les décrets d’application de la loi adoptée en août sur la prévention au travail en février et affiche une volonté d’accompagner les entreprises dans cette démarche.

Le secrétaire d’Etat chargé de la santé au travail, Laurent Pietraszewski, a passé la journée de ce jeudi dans le Territoire de Belfort : il espère publier les décrets d’application de la loi adoptée en août sur la prévention au travail en février et affiche une volonté d’accompagner les entreprises dans cette démarche.

Laurent Pietraszewski, secrétaire d’État auprès de la ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, chargé des Retraites et de la Santé au Travail, était en visite ce jeudi à Belfort. Au programme de sa journée terrifortaine : la visite de l’entreprise MGR Monnier Energies de Chaux et une rencontre avec différents acteurs sur les thématiques de la santé au travail et du maintien en emploi. Parmi les initiatives présentées au secrétaire d’État figure notamment l’outil collaboratif EMPR1TE proposé par l’Opsat (service de médecine du travail du nord Franche-Comté, compétent pour l’ensemble des entreprises à l’exception du bâtiment et de GE). Un outil qui permet aux entreprises non seulement d’effectuer leurs déclarations d’effectifs, mais aussi d’actualiser leur déclaration unique des risques professionnels.

Cette initiative est en phase avec la politique portée par Laurent Pietraszewski, qui lie étroitement santé et sécurité au travail avec la capacité de recrutement des entreprises et de fidélisation des salariés. « La première chose dont nous a parlé le premier jeune que nous avons rencontré ce matin en visitant MGR Monniser Energies, c’est la bonne ambiance de travail dans les ateliers », s’est réjoui le secrétaire d’État lors d’une rencontre avec la presse en marge de cette visite.. « Quand le patron de MGR refait ses ateliers et que, en même temps, il refait ses locaux sociaux, il montre qu’il prend en compte cette qualité de vie au travail. » Pour lui, la santé au travail relève de l’innovation sociale dans les entreprises. Il est porteur de la loi du 2 août dernier sur le renforcement de la prévention de la santé au travail, dont il espère pouvoir publier les décrets d’application en février 2022. Cette loi prévoit par exemple que les services de santé au travail accompagnent les entreprises pour mettre en place leur document unique de prévention des risques Document obligatoire, mais que 40% des entreprises en France négligent : souvent des TPE-PME, faute de ressources et de compétences pour l’établir. L’objectif sera donc que les services de santé au travail, à l’instar de la plate-forme EMPR1TE mise en place par l’Opsat du nord Franche-Comté, accompagne notamment les TPE-PME.

Autre disposition liée à la mise en place de la loi : la formalisation du rôle des infirmières praticienne en médecine du travail avec le mise en place d’une formation complémentaire spécifique. Elles se verront ainsi déléguer des tâches des médecins du travail afin de libérer du temps pour que ces derniers puissent justement accompagner les entreprises, dans le cadre d’équipes pluridisciplinaires qui pourraient regrouper des ergonomes, des kinésithérapeutes, etc. Le secrétaire d’État évoque également des psychologues cliniciens pour le besoin spécifique en prévention des risques psychosociaux, dont l’importance s’est fait ressentir particulièrement lors des confinements successifs et du recours au télétravail en urgence.

« Les employeurs ont la responsabilité de santé physique et mentale de leurs salariés », souligne-t-il, tout en relevant que pendant la crise du covid, aussi bien les employeurs, que les organisations syndicales se sont mobilisés pour gérer la crise, et justement les risques psycho-sociaux. La France, rappelle le secrétaire d’État, va signer la convention n° 190 de l’Organisation internationale du Travail visant à éliminer la violence et du harcèlement dans le monde du travail. La loi autorisant la signature de cette convention a été adoptée à l’unanimité au Sénat.

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