Cinq jours de grève à France bleu Belfort-Montbéliard

Un préavis de grève a été déposé par l’intersyndicale de Radio France, menacé par un plan social prévoyant le suppression de 300 postes. L’antenne de France bleu Belfort-Montbéliard sera touchée pendant cinq jours, à partir de ce lundi 25 novembre.

Un préavis de grève a été déposé par l’intersyndicale de Radio France, menacé par un plan social prévoyant la suppression de 300 postes. L’antenne de France bleu Belfort-Montbéliard sera touchée pendant cinq jours, à partir de ce lundi 25 novembre.

L’antenne de France bleu Belfort-Montbéliard sera perturbée du lundi 25 novembre au vendredi 29 novembre. Pendant les cinq jours, l’antenne ne diffusera pas ses programmes habituels pendant quelques heures chaque jour. Parfois, ce seront les journaux qui ne seront pas assurés. Parfois, ce seront les émissions. Les journalistes, les animateurs et les techniciens de la station exerceront leur droit de grève à tour de rôle. Ils expriment leur colère vis-à-vis du plan social envisagé à Radio France et annoncé le 14 novembre.

On envisage 299 suppressions de poste sur un effectif de près de 4 600 équivalents temps plein annonce Le Monde. En parallèle, 76 postes seront créés, dont 50 pour le numérique. « Du coup, relève Le Monde, 236 salariés seront invités à participer à ce plan de départs volontaires. Les sept radios (Franceinfo, France Inter, France Culture, France Musique, Mouv’, France Bleu et FIP) ainsi que les quatre formations musicales sont conservées. En revanche, le chœur symphonique va être sérieusement amputé : son effectif va passer de 93 à 60 personnes. »

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Le nombre d'auditeurs de l'antenne France bleu Belfort-Montbéliard chaque jour

Le quotidien du soir évoque deux autres départements fortement touchés : la direction de la production et des antennes va fondre de 10 % avec la disparition de 41 postes de techniciens, dont 25 spécifiquement dédiés au son ; et les réalisateurs et les assistants-réalisateurs, surtout présents chez France Culture et France Musique, vont passer de 122 à 92. Selon l’intersyndicale, 17 postes de journaliste sont visés : 4 dans les deux bureaux régionaux qui disparaissent, 4 à Fip qui perd ses journaux, 3 à France Info « dont les services sont déjà en souffrance », 4 au pôle route qui intervient toutes les dix minutes sur France Bleu Paris. Au-delà de ces suppressions, le plan prévoit également une réduction des congés et une remise en cause du plan épargne-temps. Aucun poste n’est menacé à Belfort.

Ce plan est plus dur que les pistes formulées au mois de juin. On avait annoncé un plan d’économie de 60 millions d’euros, sur un budget de 671 millions d’euros constate Le Monde.

Une audience au rendez-vous

« Ce plan est dû à la volonté assumée du gouvernement de baisser sa contribution à l’audiovisuel public (CAP). Mais à cela, la p-dg rajoute des investissements qu’elle estime indispensables pour transformer l’entreprise », dénonce l’intersyndicale CFDT, SNJ, Sud. Selon elle, ce plan a pour conséquence l’augmentation de la charge de travail pour ceux qui restent. « Il faudra faire plus avec moins », déplore l’intersyndicale. Elle craint que cela n’entraîne une augmentation de la souffrance au travail, une augmentation du recours à des statuts précaires, le transfert des charges vers l’encadrement, « avec un risque de transfert de la pression sur les salarié-e-s ». L’intersyndicale redoute surtout « la dégradation de la production – volume, qualité́ et diversité́ des contenus – véritable valeur ajoutée ». Les représentants du personnel demandent le maintien des dotations de l’État et la suppression du projet de réorganisation.

Les chiffres d’écoute viennent pourtant confirmer que France Inter est toujours la première radio de France, devant RTL. Et la 3e place est occupée par France Info. C’est « une façon cruelle de célébrer des audiences globalement excellentes », déplore l’intersyndicale.

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