Besançon: un homme mis en examen pour avoir tué un ingénieur en horlogerie

Le meurtrier présumé a affirmé aux enquêteurs être une réincarnation de Jésus. Des expertises vont désormais être menées dans le cadre de l’enquête « pour déterminer son état psychique au moment des faits ».

(AFP)

Le meurtrier présumé a affirmé aux enquêteurs être une réincarnation de Jésus. Des expertises vont désormais être menées dans le cadre de l’enquête « pour déterminer son état psychique au moment des faits ».

Un homme de 31 ans a été mis en examen ce jeudi 11 novembre pour assassinat, après avoir reconnu avoir tué à l’arme blanche mardi par « hasard » un ingénieur en horlogerie dans son appartement, a-t-on appris auprès du parquet. « Il ne connaissait absolument pas la victime, il ne l’avait jamais vue » et « les raisons du geste qu’il dit avoir commis restent très confuses », a expliqué, lors d’une conférence de presse, le procureur de la République de Besançon, Étienne Manteaux. Le parquet a requis son placement en détention provisoire.

Lors de sa garde à vue, le suspect, connu pour être consommateur de cocaïne, « a fait une description froide et clinique des faits sans aucune émotion ni remord », a souligné le procureur. La victime a reçu 22 coups portés avec une paire de ciseaux, notamment dans le dos, lui ayant perforé le cœur et le poumon. Selon la version du suspect, les ciseaux appartenaient à la victime qui s’en était dans un premier temps saisi pour se défendre.

Mardi vers 11 h 30, la police avait découvert sur son palier le corps ensanglanté de cet homme de 30 ans connu pour avoir travaillé dans l’horlogerie en Suisse puis à Besançon. Ses voisins avaient donné l’alerte après avoir entendu des cris. Le suspect, déjà condamné pour violences et trafic de stupéfiants, avait été interpellé quelques heures plus tard à proximité de l’immeuble de la victime, dans un hôtel où il résidait avec sa compagne, placée sous le statut de témoin assisté. « On se retrouve face à une personne qui a commis un crime d’opportunité, sans motif apparent et mettant en avant une personnalité presque divine : il nous a dit être la réincarnation de Jésus dans une première audition », a expliqué David Tognelli, commandant de la police judiciaire de Besançon.

Le suspect a également reconnu avoir volontairement percuté une voiture de police municipale mardi avant le crime, blessant une agente. Des expertises vont désormais être menées dans le cadre de l’enquête « pour déterminer son état psychique au moment des faits », a indiqué Etienne Manteaux.

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