Belfort: six plaintes pour des « piqûres » lors du Fimu

Deux jeunes hommes et quatre jeunes filles, âgées de 17 à 18 ans, ont déposé plainte au commissariat de Belfort pour avoir été victimes de mystérieuses piqûres samedi soir.

(Avec AFP)

Deux jeunes hommes et quatre jeunes filles, âgées de 17 à 18 ans, ont déposé plainte au commissariat de Belfort pour avoir été victimes de mystérieuses piqûres samedi soir.

Six personnes ont déposé plainte, affirmant avoir été piquées samedi soir lors du Fimu à Belfort, a-t-on appris dimanche auprès du parquet. Les plaignants sont deux jeunes hommes et quatre jeunes filles, âgées de 17 à 18 ans, qui se trouvaient au Festival international de musique universitaire (FIMU), a indiqué à l’AFP la procureure de la République de Belfort, Jessica Vonderscher.
« On a des signes de piqûres, comme on a pu en connaître sur d’autres festivals ou d’autres soirées », a-t-elle expliqué. Seules « trois personnes sont passées par les urgences de l’hôpital dans la nuit de samedi à dimanche pour des tests, afin de déterminer si un produit leur a été injecté et, si c’est le cas, quel type de substance », a poursuivi Mme Vonderscher, qui n’avait pas encore les résultats de ces analyses.
Les trois autres personnes ont également été orientées à l’hôpital pour des tests, mais ne s’y sont pas rendues pour l’instant, a ajouté la magistrate. « L’intérêt, c’est qu’elles y aillent », a-t-elle insisté.
Une enquête a été confiée à la police de Belfort, selon Mme Vonderscher.

Dans le Gers également

La préfecture du Territoire de Belfort a diffusé ce dimanche un communiqué dans lequel elle prodigue ses recommandations pour les personnes qui ont été victimes de ces piqûres :
« En soirée et dans les lieux festifs en particulier, il est rappelé de faire preuve de vigilance face au risque de piqûre sauvage , alerte la préfecture. Les prélèvements doivent être réalisés immédiatement après la commission des faits, de préférence dans l’heure qui suit ceux-ci.
Si une personne pense avoir été l’objet de tels faits, au Fimu,

  • elle doit se rendre au poste de secours le plus proche où elle sera prise en charge
  • sera orientée par les secouristes vers l’Hôpital Nord Franche-Comté pour prélèvement sanguin
  • est encouragée à effectuer un dépôt de plainte au commissariat.
    En cas d’urgence, composez le 17 ou le 112″

Quatre autres personnes ont déposé plainte, disant avoir été piquées samedi, pendant le festival Pentecôtavic à Vic-Fezensac, dans le Gers, et un suspect a été placé en garde à vue, selon le parquet d’Auch. Sept personnes au total, quatre hommes et trois femmes, ont affirmé avoir été victimes de ces « piqûres », mais toutes n’ont pas déposé plainte, a indiqué à l’AFP le procureur de la République d’Auch Jacques-Edouard Andrault. « Certains n’ont rien éprouvé, d’autres ont été victimes de malaises. Mais on constate à chaque fois la présence de piqûres », a-t-il précisé.
« Une jeune femme a pu donner un signalement physique et vestimentaire d’un homme qui se trouvait près d’elle quand elle a ressenti une sensation de piqûre, l’individu a été interpellé », a ajouté le procureur. Le suspect de 38 ans était toujours en garde à vue dimanche soir. Toutes les victimes n’ont pas souhaité déposer plainte, a précisé le procureur. Des prélèvements seront réalisés sur « ceux qui veulent bien s’y prêter », a-t-il assuré.
Une vague inexpliquée de piqûres touche depuis début avril des jeunes dans des boîtes de nuit, bars et festivals de toute la France, avec des plaintes déposées notamment à Lille, Béziers, Nantes, Rennes, Strasbourg, ainsi qu’à Grenoble, Nancy, Lyon, Besançon, Valence ou encore Toulouse.

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