Belfort : le lycée Diderot regarde désormais vers l’avenir

Voici deux ans, la fermeture envisagée du lycée professionnel Diderot (qui est en fait installé à Bavilliers) faisait réagir l’ensemble des politiques terrifortains. Ce lundi 3 septembre, la rentrée s’y est déroulée dans un contexte bien plus serein. Le proviseur espère même un développement de l’établissement vers les filières post-bac.

Le lycée professionnel Diderot est sous les feux de la rampe pour la rentrée. Il y a deux ans, les élus de tous bords signaient des motions pour s’opposer à son absorption par le lycée Follereau. En ce lundi de rentrée, il recevait la visite de Maude Clavequin, vice-présidente de la Région (le conseil régional a la compétence sur les lycées), d’Éric Lançon, conseiller régional, de Michel Zumkeller, député, d’Éric Koeberlé, maire de Bavilliers et conseiller départemental. Ce mardi 4 septembre, c’est le recteur qui est annoncé, pour mieux évaluer un dispositif de regroupement de classes de Seconde, préfigurateur d’une réforme nationale à venir.

En ce lundi, le proviseur, Philippe Dariel a surtout accueilli les nouveaux lycéens. L’occasion pour lui de faire passer un certain nombre de messages et de faire comprendre aux élèves qu’ils sont dans un environnement inhabituel pour un lycée : une architecture de plain-pied, un effectif de 380 élèves encadrés par 90 personnes. « On est dans un village », a-t-il insisté. Message sur la bonne attitude à adopter : dire « Bonjour » au copain et non pas « Bonjour, gros ! » ; enlever sa casquette en rentrant au lycée, bref, des « valeurs élémentaires, le respect mutuel, la bonne humeur ». Message aussi sur l’ambition et la réussite : « On ne se résigne pas à ce que 10 % des bac pro sortent sans qualification et 5 % des CAP. » Pour éviter ces échecs, cela passe, pour le proviseur, par un engagement des élèves, par la volonté de faire sauter le tabou de la ré-orientatiion au premier trimestre si l’élève ne se sent pas bien dans sa formation, et par un environnement favorable : « On ne peut pas réussir quand on est mal dans sa peau, dans son lycée, dans sa classe. »

Message enfin sur la responsabilité de chaque élève face à l’investissement que la société consent pour sa formation. Le coût moyen de formation d’un élève en bac pro est de 12 410 euros par an, soit plus de 36 000 euros pour un bachelier. Des chiffres sur lesquel il s’est appuyé pour faire comprendre que si l’État investit pour former, c’est que l’industrie a besoin de leurs compétences futures. Et sans doute même un peu plus : « La finalité n’est peut-être pas forcément le baccalauréat, mais peut-être la poursuite des études », a-t-il glissé aux nouveaux lycéens, en leur expliquant que les entreprises ont besoin de compétences de plus en plus pointues.

Et côté formations post-bac, Philippe Dariel a des ambitions également pour son établissement. Il espère bien concrétiser dans les années à venir un projet de création de deux filières BTS. Décidément, le contexte a bien changé pour le lycée Diderot.

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