Un ULM s’est écrasé mardi matin peu avant 10 h à Chaux-les-Clerval. Paul-Edouard Lallois, procureur, a annoncé ce mercredi soir, 5 novembre, que la victime de cet accident est un pompier de la caserne de Montbéliard. Daniel Guillet, né en 1983 à Vesoul, était adjudant-chef, avec la qualification de secouriste en milieu périlleux. Il était père d’un enfant et résidait dans le Haut-Rhin, où il était également pompier volontaire.
Selon les premiers éléments de l’enquête, Daniel Guillet a décollé en début de matinée du Val d’Ajol, dans les Vosges, à bord de son ULM. Il était seul à bord. Il se dirigeait vers Gap, dans les Haute-Alpes, pour y effectuer une révision de son appareil. Pilote d’avion depuis plusieurs années, passionné d’avion, Daniel Guillet avait fait l’acquisition de cet ULM quelques semaines auparavant. Il s’agit d’un modèle d’ULM assez ancien, de plus de 10 ans. Il n’en était pas à sa première acquisition d’aéronef.
Des bruits d’explosion
Vers 9 h 45, plusieurs riverains ont fait état d’un important bruit, semblable à une explosion, qui pourrait correspondre à la dislocation de plusieurs éléments de l’appareil, suivi, quelques minutes plus tard, de nouveaux bruits à la suite desquels d’autres éléments de l’aéronef (réservoir et aile notamment) se sont disloqués et ont chuté au sol.
Quelques minutes avant la survenue de ce problème, les enquêteurs ont établi que Daniel Guillet venait d’annoncer à la station radio de Bâle-Mulhouse qu’il faisait demi-tour, en direction du Val d’Ajol, à cause des mauvaises conditions climatiques. Lors de ce contact radio, il n’a évoqué à aucun moment évoqué de quelconques avaries ou difficultés, mécaniques ou physiques, indique le procureur.
« A ce stade des investigations, la nature du problème survenu en vol, ayant conduit à ce qui semblerait être une explosion suivie de la dislocation de plusieurs pièces de l’aéronef qui s’est ainsi partiellement désintégré en quelques minutes avant le crash, est ignoré », précise le procureur.
La cause du décès reste elle aussi à préciser, raison pour laquelle le procureur a ordonné une autopsie, qui sera réalisée en début de semaine prochaine au Service de médecine légale du centre hospitalier universitaire (CHU) de Besançon. Elle doit permettre de « déterminer si la victime a pu ou non perdre connaissance avant le crash de l’appareil, étant précisé que le parachute de sa cabine ne s’est pas ouvert, sans que nous puissions déterminer à ce stade si cette absence d’ouverture du parachute est due à une perte de connaissance de la victime ou à un dysfonctionnement ou une difficulté matérielle quelconque », explique le procureur dans son communiqué.
