Après les deux semaines des vacances de la Toussaint, les lycéens ont repris le chemin de l’école. Cette rentrée rime aussi avec retour des mobilisations. Mais, devant le lycée Courbet, ce mardi 3 novembre, seuls quelques lycéens sont présents. « Le plan était de bloquer le lycée Courbet, mais par manque de communication, nous étions seulement une dizaine », indique Vincent. L’enceinte était déjà installée sur le parvis de l’établissement, mais la foule était absente. Les élèves ont rejoint leur salle de classe.
Continuer la lutte
Pour le lycéen, plusieurs explications entrent en jeu : le froid et les vacances. « Les parents ont sûrement parlé à leurs enfants en leur disant qu’il fallait retourner en cours. » Mais pour lui, il est impensable de mettre un terme au mouvement. Les annonces du gouvernement ne suffisent pas.
Vincent cite les mêmes revendications qu’il y a un mois, lors des premières mobilisations : manque de professeurs et de personnels ; classes surchargées ; trop d’heures de cours, bâtiments insalubres (lire notre article). « La suppression de parcours, même si elle est arrivée tard, on l’a obtenu quand même. »
Une nouvelle mobilisation le jeudi 5 novembre
À cela s’ajoute la colère face aux interdictions de manifester. « On est censé pouvoir s’exprimer, dire ce que l’on pense et dire pourquoi le gouvernement va mal », dénonce Vincent. Le jeudi 5 novembre, les lycéens se joignent à l’appel de l’intersyndical pour participer aux mobilisations et soutenir les grèves. « Nous allons suivre l’intersyndical dans le cortège, mais on ne s’associe pas à eux. Nous avons notre mouvement avec nos revendications qui ne sont pas forcément les mêmes qu’eux. »

