11 h 45.- Les manifestants devant la préfecture se sont dispersés et se sont donnés rendez-vous à 14 h, devant la Maison du peuple de Belfort, qui est en dehors de la zone d’interdiction de rassemblement.
Plusieurs d’entre eux ont pris la parole sous forme de témoignage: lycéen, étudiant, enseignants, retraité. Ils ont dénoncé l’état des locaux dans certains établissement, les emplois du temps, le non remplacement des profs (« Pour étudier, il faut des profs », a souligné une enseignante), la baisse des libertés individuelles. Des slogans comme « Siamo tutti antifascisti » (« Nous sommes tous antifascistes ») et « macron démission! » ont été scandés. Une minute de silcence a aussi été respectée pour « la manière dont sont traitées les libertés », les lycéens blessés comme les policiers blessés, la solidarité entre les générations.
A 10 h, ce samedi 24 octobre, la place Corbis à Belfort était pratiquement déserte. Une vingtaine de personnes se sont progressivement retrouvées près du pont Carnot, malagré l’interdiction de rassemblement prise la veille par le préfet. Peu à peu, le groupe est monté jusqu’à une cinquantaine de personnes.
Côté forces de l’ordre, seule une voiture de la police municipale de Belfort était visible.
Deux jeunes hommes sont arrivés avec une sono et un porte-voix. Quelques pancartes sont sorties. Un des deux jeunes hommes monte sur un banc de pierre au bord de la Savoureuse et propose dans son porte-voix d’aller en cortège à la préfecture, pour dénoncer « l’interdiction de la manifestation ».
Le groupe s’est donc mis en mouvement. Pas de forces de l’ordre visible durant le déplacement.
Les manifestants se sont positionnés dans le calme devant les grilles de la préfecture. Les policiers sont en retrait, dans les rues qui débouchent sur la place de la République.
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