Devant l’hôtel de ville de Belfort, les élus ainsi que des habitants sont venus dénoncer les dégradations durant les mobilisations du samedi 17 octobre. L’association des maires de France (AMF) a lancé cet appel (lire notre article). C’est d’ailleurs avec la lecture d’un texte de l’AMF que le rassemblement débute. « Les violences sans limites qui se sont déchaînées le 17 octobre à Limoges avec l’incendie de la mairie, à Marseille, à Paris, à Bordeaux, à Lyon […] ne sont pas des débordements de fin de manifestations. Ce sont des actes très graves et prémédités. » Écharpes tricolores sur l’épaule, les élus ont montré leur soutien aux commerces pillés et aux villes dégradées.
Un soutien aux autres villes
Une Marseillaise a ensuite été entonnée. Les élus ont pu chanter avec une centaine d’habitants présents pour le rassemblement.
Bridget et Sylvie ont tenu à être présentes, elles expliquent faire leur devoir citoyen. « C’est important de montrer qu’il n’y a pas que des opposants et des personnes qui sèment le désordre », explique Bridget. Sylvie est choquée face aux agissements de samedi. « C’est inadmissible de détruire des magasins. Ce sont des personnes (les commerçants, NDLR) innocentes qui n’ont rien à voir là-dedans. »
Les Vitrines de Belfort, l’association des commerçants de la ville, est également dans les rangs. « Nous sommes là en soutien de tous les commerçants de France », explique Mohamed. Même si, à Belfort, les répercussions sur les commerçants ont été moins conséquentes que dans d’autres villes, il y en a eu. Fatiha, commerçante d’un magasin de prêt-à-porter féminin a dû fermer une partie de la journée : « On a souffert : on a fait zéro. »
Manque de moyens
Cédric a été fonctionnaire de police durant huit ans avant de quitter son poste. « J’ai démissionné pour les raisons que je constate encore aujourd’hui. » En cause selon lui : le manque d’initiative des autorités et surtout le manque de moyens. « C’est le même constat que j’entends auprès de mes anciens collègues. » Un regret également évoqué par l’association des maires de France. « Les événements du 17 octobre ont marqué l’échec de la doctrine et montré l’insuffisance criante de leurs moyens d’intervention. »
