12 h 30.- Des manifestants se sont déplacés jusqu’au centre Leclerc de Belfort de Belfort. La circulation a été fortement perturbé durant le cortège, et des bouchons se sont formés à Danjoutin. Des manifestants tentent de rentrer dans le centre commercial.
11 h.- Au rond-point d’Andelnans, entre le McDonald’s et le supermarché Carrefour, les gilets jaunes ont repris place. Un feu de branchages a été organisé. « Le système est à bout », déplore Alain. Les revendications sont les mêmes qu’en 2018. « Il y a des personnes qui doivent choisir entre se chauffer ou se nourrir », s’insurge Jean-Michel. Ce que le groupe de gilets jaunes souhaite : un changement radical de politique. « Il faut l’abolition des privilèges de tous les grands », insiste Alain.
Maryse et David ont eux aussi enfilé leur gilet jaune. « C’est vraiment la misère », explique David. « Dans un magasin, avec 100 balles, on n’a rien », insiste Maryse.
Pour le moment, le rond-point n’est pas bloqué, mais si d’autres manifestants rejoignent le mouvement, cela n’est pas exclu.
10 h. – L’appel avait été lancé sur les réseaux sociaux. Partout en France, des mobilisations sont organisées ce samedi 17 octobre. Tout le monde est invité à participer : gilets jaunes, lycéens, retraités, agriculteurs… pour dénoncer la vie chère. Entre hausse des prix du carburant et baisse du pouvoir d’achat, les participants, malgré leurs profils variés, se rejoignent sur les revendications. À Belfort, le rendez-vous était donné à 9 h, place Corbis.
Malgré la pluie du début de matinée, les manifestants sont de plus en plus nombreux à rejoindre le mouvement. Certains portent un gilet jaune, d’autres des pancartes. Tous font le même constat: ils ne sont pas là pour une seule revendication. « Il y a une cinquantaine de raisons », s’indigne Laure*, étudiante. Violence policière contre les lycéens, précarité étudiante, dégradation du service public… Laure et son ami Nolan* tentent de faire une liste.
Un peu plus loin, Marie et Aurore sont venues avec leurs deux filles d’une vingtaine d’années. Marie est enseignante, Aurore est infirmière. « On est venus pour la dignité à tout âge », explique Marie. Dans son métier, elle fait face à la paupérisation. « Je suis dans un milieu rural très pauvre et il y a des familles qui n’arrivent pas à finir les mois; c’est catastrophique. » Aurore n’est pas infirmière à l’hôpital, mais connaît les conditions de travail : « Il y a quinze ans, c’était déjà difficile, mais on réduit encore les lits. » Elle est infirmière dans le milieu médico-social, au contact des personnes en situation de handicap. « À domicile, on fait face à toutes les difficultés des personnes. » Aurore et Marie regardent leurs filles. Ce qui les inquiète, c’est leur futur. « Il y a tellement de jeunes en dépression, en situation anxiogène. Ils ont un avenir figé. »
Paul est lycéen. Il a déjà participé aux mobilisations lycéennes à Belfort. Ce samedi, premier jour des vacances scolaires, il continue à manifester. Il n’est d’ailleurs pas le seul jeune. Paul est présent pour défendre les revendications lycéennes, mais pas seulement. « On a rejoint le mouvement gilet jaune pour le pouvoir d’achat. » Il l’assure, aujourd’hui : « On forme un seul bloc. »
*Prénom modifié
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