C’est l’heure du bilan pour Escales en musique. Le festival de musique a réuni plus de 700 personnes en quatre jours (lire notre article). « Ce qui compte, c’est la qualité des personnes qui nous fait encore croire qu’il y a une belle humanité et qu’il y a des gens qui sont vraiment là curieux, avides d’apprendre et d’échanger », assure Pascal Contet, directeur de l’événement. Celui qui est aussi le fondateur a pu avoir un retour des spectateurs directement sur place.
Il y a une partie du public formé par des habitués. D’une année à l’autre les spectateurs reprennent leurs billets. Mais pas seulement. « On voyait des personnes qui étaient moins habituées qui venaient tester un petit peu », a observé le directeur. Un nouveau public a aussi assisté aux festivals : les jeunes. En introduction de l’événement était présenté un spectacle autour du Petit Prince. « Il y avait une bonne trentaine d’enfants avec leurs parents. Le plus jeune était dans sa poussette et vraiment incroyable », témoigne Pascal Contet.
Des soutiens essentiels
« Nous proposons des concerts de qualité et talentueux, mais en même temps ça reste simple, sans chichi. » L’idée étant d’ouvrir le monde de la musique classique à tout le monde. Pour ne pas que ces concerts restent niches, le prix des billets est un élément important : certains événements étaient à 20 euros et d’autres en accès libre. Et pour que les places restent abordables pour un maximum de personnes, les subventions privées et publiques sont nécessaires. « Ce type de festival est fragile », déplore le directeur.
Le festival a pu compter sur la Communauté de communes des Vosges du sud, le ministère de la culture, le Département du Territoire de Belfort, la Sacem et le Crédit Mutuel. « Évidemment, sans le soutien des villes, ce festival n’aurait pas la même amplitude. » Des soutiens privés s’ajoutent comme la Fondation de la Vocation et Viadanse. « Notre festival, comme d’ailleurs tous les festivals qui sont de de musique baroque, musique classique, sont importants car ça diversifie l’offre »
Pour rester en vie, le festival doit trouver des combines. Impossible de proposer des concerts de piano, la location ou le transport de l’instrument coûterait trop cher. « Rien que les frais de transport (billets de trains, essence… NDLR), c’est 30 % de plus par rapport aux autres années », souligne Pascal Contet.
Une 10e édition en préparation
Alors que la 9e édition vient de prendre fin, Pascal Contet a déjà en tête celle de l’année prochaine. Et cela s’annonce particulier puisque ce sera le 10e festival d’Escales en musique. Le fondateur reste vague sur la programmation, mais une chose est sûre, trois jours de fête sont déjà prévus.
