Certes, il y a le contexte national, avec un appel national à la grève ce mardi 8 septembre 2026 pour réclamer plus de moyens pour l’hôpital public, alors que se profilent les débats sur le budget de l’Etat pour 2027, ainsi que le débat sur le budget de la sécurité sociale. Les organisations syndicales de l’Hôpital nord Franche Comté (CFDT, CNI, CGT, FO) y ont évidemment répondu favorablement, en organisant en fin de matinée un pique-nique revendicatif devant l’entrée principale du site de Trévenans et en invitant les salariés de l’hôpital à porter un brassard noir.
Au-delà des revendications nationales, les syndicats ont des inquiétudes et de demandes spécifiques à l’hôpital du nord Franche-Comté. Des inquiétudes liées à un « plan d’efficience » pluriannuel mis en place par la direction pour rétablir la situation financière de l’hôpital. Selon un tract syndical, l’hôpital est passé d’un déficit d’un peu moins de 1 million d’euros en 2024 à un déficit de 4,3 millions en 2025. « Qui va payer les économies », s’inquiète ce tract ?
« 3,3 millions d’économies sur les ressources humaines »
Les syndicats pointent ainsi des non remplacements pendant des arrêts de maladie ou des congés de maternité, une « limitation de certaines permanences des soins, la suppression de 10 équivalents temps pleins (ETP) dans les fonctions administratives, techniques et logistiques ou encore la disparition de 16,6 ETP « non médicaux en maternité obstétrique ».
Des créations, selon le document syndical, sont en revanche prévus en médecine polyvalente (24,4 ETP), en médecine polyvalente gériatrique au Mittan (24,4 ETP), en gériatrie (12 ETP), et pour l’hôpital de jour de soins médicaux et de réadaptation du Mittan (2,6 ETP).
Même si les créations sont supérieures aux suppressions, le tract syndical souligne que « le plan prévoit 3,3 millions d’économies sur les ressources humaines, auxquels s’ajoutent 0,957 million d’euro d’économies liées à la réorganisation de la maternité obstétrique. »
L’intersyndicale dénonce aussi une révision des grilles de salaires qui a induit des salaires inférieurs au SMIC pour certains métiers (ASH, brancardiers, etc.) compensés par des primes non soumises à cotisations.
Contactée, la direction n’a pas souhaité réagir à ce mouvement syndical, au motif au motif que cette « grève s’inscrit dans le cadre d’un mot d’ordre déposé au niveau national ».
Un autre appel à la grève à d’ores et déjà été lancé dans la fonction publique pour le 29 septembre.
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