Juliana Burel
Depuis 1998, le club de football FC Giro-Lepuix célèbre la Saint-Jean avec un brasier, devenu iconique. Pour cette année, l’événement est même classé en « Grand Rassemblement » par les autorités, une classification qui change tout. Le stade peut accueillir jusqu’à 10 000 personnes. Mécaniquement, la main-d’œuvre est multipliée par deux pour le 20 juin 2026 (lire notre article).
Cette année, la structure en bois s’inspire du château de la Belle au Bois Dormant. La tour atteint 24 mètres de haut. Cette construction est entièrement fabriquée par une équipe d’une quinzaine de bénévoles du club de foot, mobilisée week-ends et jours fériés depuis le printemps. Le club organise cet événement pour financer ses projets. L’année dernière, il a pu acheter un minibus pour les joueurs. Cette année, l’argent récolté aidera à participer à la construction d’un terrain synthétique.
Une histoire de famille
Le feu de la Saint-Jean du FC Giro-Lepuix existe depuis 1998. « À cette époque, c’étaient quelques palettes de bois », raconte Thierry Clément, le fils de l’ancien président. La famille Clément possède une entreprise familiale de charpenterie. Travailler le bois est simple pour eux. Ils se sont alors lancés dans des projets à réaliser pour le feu de la Saint-Jean.
Chaque année, ils rivalisent d’ingéniosité pour reproduire un monument emblématique qui sera enflammé à la nuit tombée : en 2006, un château a déjà été réalisé, celui de la Fée Odale ; en 2023, c’était la tour Eiffel ; en 2024, le Colisée ; en 2025, l’abbaye de Westminster. Le thème est choisi lors d’une réunion avec le président, Stéphane Demeury.
Des boîtes sont aussi disposées lors de l’événement pour que les gens laissent des idées. Il y a déjà quelques réflexions pour 2027, notamment la réalisation du Lion de Belfort. Une reproduction qui n’est pas totalement nouvelle, mais qui est bien plus complexe à réaliser conviennent-ils.
Un projet toujours plus grand
La construction du château de la Belle aux bois dormant a nécessité 40 m3 de bois. Du bois déclassé, qui ne peut pas être vendu. Il est sec et scolyté ; le scolyte est une petite bête qui ravage la sève à l’intérieur de l’arbre et le détruit. Ce bois est déjà destiné à être brûlé. «Tout commence en décembre, janvier avec le choix du thème. Puis nous créons les plans à partir de l’œuvre réelle et, en mars, la construction débute», explique Thierry. Après 1 600 heures de construction de la part des bénévoles, le projet se termine une à deux semaines avant la flambée.
Tant de travail qui part en fumée au feu de la Saint-Jean, n’est-ce pas frustrant ? «C’est l’objectif de l’enflammer, nous créons des amitiés lors des journées de travail. Mais c’est vrai, il y a toujours un petit pincement au cœur », avoue Thierry Clément. Un pincement au cœur qui signe aussi celui des séparations. Après la Saint-Jean, qui marque le début de l’été, c’est aussi l’heure des vacances. « Après l’événement, on se disperse tous.” Les retrouvailles auront lieu à la rentrée.
> Samedi 20 juin, dès 18h, stade de Lepuix, rue de la Charrière. Le club recommande de réserver ses places. Programme complet sur : https://letrois.info/agenda/feu-de-saint-jean-fcgl/
Chiffres clés pour 2026
- 40 mètres cubes de bois utilisés
- 1 600 heures de travail, bénévoles confondus
- 170 bénévoles pour la soirée
- 15 bénévoles pour la construction
- 60 prestataires
- 10 000 personnes : jauge maximale
- 2 fois plus de sécurité
- 2 fois plus de secours
